Bayer développe une approche holistique de la maladie, quelle est la place de la radiologie ?

Alexia Pedrini / Bayer fournit des produits de contraste et des injecteurs depuis plus de 100 ans. L’activité radiologie est donc pionnière. Et c’est cette activité radiologie qui nous donne au sein de Bayer Pharmaceuticals une position unique du diagnostic à la thérapeutique. Il est difficile d’imaginer aujourd’hui une prise en charge thérapeutique sans imagerie. C’est donc un véritable enjeu !

Aujourd’hui, la radiologie se transforme. Face aux mutations rapides et aux défis émergents, nous souhaitons évoluer d’une approche axée principalement sur les produits vers une offre de services et solutions pensée en collaboration avec l’ensemble des acteurs, professionnels de santé et autorités de santé.

Vous évoquez l’émergence de nouveaux enjeux. Quels sont-ils ?

A.P. / Le secteur se consolide. Aux radiologues indépendants succèdent des grands plateaux techniques aux coûts d’investissement et d’exploitation élevés. Cette structuration associée au contexte sanitaire français induit des défis budgétaires, organisationnels et médicaux. À titre d’exemple, la France souffre toujours d’un retard significatif en termes d’équipement en IRM et scanner par rapport à de nombreux pays comparables 1 et se trouve dans une situation paradoxale : faire face à une augmentation du nombre d’examens d’imagerie médicale et à une pénurie de professionnels formés. Un radiologue lit plus de 16 clichés d’IRM par minute contre 3 il y a quelques années 2 avec pour conséquence une hausse des cas de surmenage et des erreurs.

Face à ce constat, quel est le positionnement de Bayer ?

A.P. / Le défi est clair. Comment conserver le même niveau de qualité et d’efficacité ?

En tant qu’acteur de l’imagerie médicale, nous devons proposer des solutions pertinentes pour aider les radiologues à se repositionner sur leur cœur de métier, là où leur expertise est indispensable.
Ces défis doivent être traités en concertation. La coconstruction de solutions innovantes et efficientes est la clé pour répondre aux défis des services de radiologie.

Quels services proposez-vous pour aider les professionnels de santé ?

A.P. / Nous souhaitons leur proposer des solutions sur l’ensemble du flux de travail pour apporter plus d’efficacité dans le fonctionnement d’un service, plus de fiabilité et de reproductibilité dans la lecture des résultats mais aussi plus d’efficience dans le traitement des données, tout cela au service du radiologue qui reste l’acteur essentiel.

À ce titre, début 2023, nous lançons en France, notre plateforme d’intelligence artificielle Calantic. Il s’agit d’un ensemble d’applications numériques sélectionnées pour chaque étape du flux de travail d’un service de radiologie, depuis le choix du bon protocole, de l’injection de la bonne dose au patient, jusqu’à l’acquisition de l’image, en passant par la lecture et l’interprétation des clichés.

D’abord dédiée au thoracique et à la neurologie, notre plateforme s’ouvrira à d’autres domaines d’expertise de Bayer (cardiologie, sein, etc.) et fonctionnalités pour apporter plus de fiabilité, de reproductibilité et d’efficacité. Cette offre globale est le fruit de développements internes, de codéveloppements et de partenariats. L’écosystème des start-up MedTech en France est très important à la fois en IA et dans le domaine de la radiologie. Il est évident que Bayer sera attentif et ouvert à des partenariats locaux permettant d’aller plus loin dans la radiologie.

Nous sommes également toujours très engagés dans la formation des professionnels de santé en proposant des services et contenus scientifiques tel que notre plateforme Radiology Academy accessible sur notre site internet Bayer Radiology (www.radiology.bayer.fr).

Quelles sont les autres solutions pour soutenir les services d’imagerie ?

A.P. / Au-delà de ces nouveaux services, nous poursuivons nos recherches et innovations technologiques dans notre cœur de métier, à savoir les produits de contraste et les injecteurs. Nos nouvelles générations d’injecteurs, par leur connectivité au RIS et au PACS, permettent une meilleure traçabilité et l’optimisation du flux de travail en plus des solutions informatiques, avec notamment des logiciels de « protocoles intelligents » et de « gestion de la dose ».

Des réflexions sont également en cours sur de nouveaux modèles économiques comme le paiement à la procédure et/ou au résultat ainsi que l’accessibilité aux soins (unités d’imagerie mobile).

Aujourd’hui, l’imagerie est essentielle au diagnostic et à la prise en charge thérapeutique. Nous le savons, la radiologie sauve des vies. Elle est le ciment du parcours patient.

Pour en savoir plus, découvrez cette vidéo sur Bayer Radiology.

Notes

1. Source : Fact. MR Analysis, 2022
2. McDonald R. J. et coll., « The effects of changes in utilization and technological advancements of cross-sectional imaging on radiologist workload », Academic Radiology, 2015, vol. 22, n° 9, p. 1191–1198.
PP-PF-RAD-FR-0261.