Quel est le principe de l’appareil EchoS d’Echolight ?

Samir Lounis / Il repose sur la technologie de multispectrométrie par radiofréquence (REMS). Pour résumer, une sonde d’echo envoie un faisceau spectrométrique vers l’os et reçoit un signal en retour qui lui permet d’évaluer la densité osseuse et la qualité de l’architecture de l’os. Au contraire des dispositifs traditionnels d’ostéodensitométrie, il n’utilise pas de rayons X. C’est une vraie rupture technologique !

Comment se déroule l’examen ?

S. L. / Le déroulé ressemble à une échographie. Grâce à la sonde d’échographie l’opérateur localise l’os à analyser et lance l’acquisition des données par simple pression sur le clavier de l’EchoS. Une acquisition sur le fémur dure 10 secondes, puis sur les 4 premières vertèbres lombaires en 40 secondes.

Les résultats apparaissent automatiquement avec un contrôle qualité qui permet de garantir la fiabilité.

Le rapport est ensuite édité automatiquement sans aucune modification possible ni intervention humaine. Il est ensuite prêt à être imprimé et/ou envoyé sur le réseau de l’établissement via Dicom.

En tout, l’examen dure cinq minutes soit quatre fois moins de temps qu’avec l’ostéodensitométrie classique. Cela nous a permis de raccourcir les délais de prise en charge, notamment pour les patients qui suivent ou doivent débuter des traitements de chimiothérapie agressive pour l’os.

Le rapport est édité automatiquement sans aucune manipulation ni correction humaine. Le risque d’erreur ou de prise en compte d’artefacts n’existe plus.

D. R.
« L’EchoS nous a permis de raccourcir les délais de prise en charge, notamment pour les patients qui suivent ou doivent débuter des traitements de chimiothérapie agressive pour l’os », explique Samir Lounis. D. R.

Quels sont les avantages de l’EchoS par rapport à l’ostéodensitométrie classique d’un point de vue médical ?

S. L. / L’EchoS surmonte toute les limitations DXA et QUS liées à l’approximation de la modélisation tissulaire, au positionnement du patient ainsi que la segmentation manuelle de l’image. La fiabilité est bien supérieure. L’absence de rayons X peut rendre possible un dépistage précoce, efficace, de cette pathologie sous diagnostiquée.

Ce serait la clé de la prévention. Parallèlement au T score, au Z score, paramètres classiques de l’ostéodensitométrie, l’EchoS calcule aussi un score de fragilité ( Fragility Score) à 5 ans. Très utile pour la stratégie de prise en charge des patients à court et moyen terme. Dans la continuité, les développements à venir vont permettre d’étudier avec autant de précision la sarcopénie et l’arthrose.

Quelles sont les indications de cet examen ?

S. L. / La majorité de nos patients sont des femmes qui viennent faire un point sur leur état osseux post-ménopause. Nous retrouvons également la filière de patients d’oncologie, les personnes atteintes d’anorexie et les sportifs de haut niveau. Nous pouvons imaginer demain élargir les indications à du dépistage de masse qui permettrait des économies certaines à notre système de santé.

Quels sont les avantages pour les patients ?

S. L. / L’EchoS a la souplesse, la mobilité et l’ergonomie d’un appareil d’échographie portable. Pour exemple, il peut être déplacé au lit des patients qui ne peuvent se déplacer voire dans un autre site car sa petite taille permet de le transporter en valise. L’absence d’irradiation permet à l’opérateur de rester auprès du patient. S’ensuit une convivialité, beaucoup moins de stress que dans une salle radio et des échanges qui permettent de mieux vivre l’examen. Il est plébiscité par nos patients et participe au succès de notre centre.