Lorsqu’il évoque la chronologie de la financiarisation de sa profession, François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes, n’hésite pas à parler de « péché originel » : « Les choses ont commencé à changer avec la loi du 31 décembre 1990 sur les sociétés d’exercice libéral (SEL), explique-t-il. Nous avions décidé, pour des raisons d’investissement matériel et de modernisation de notre secteur, d’ouvrir leur capital à des non-biologistes à hauteur de 25 %. »

La loi Murcef a ouvert...

Carla FERRAND