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Congrès SIFEM 2026

« Osons repenser les dogmes »

Du 4 au 6 juin 2026, le Corum de Montpellier accueillera le congrès annuel de la SIFEM. À cette occasion, Emma Pages-Bouic et Patrice Taourel reviennent sur les ambitions de cette nouvelle édition.

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« Repenser les dogmes, ce n’est pas renier les acquis, mais les revisiter avec exigence pour mieux préparer l’avenir de l’imagerie de la femme. Osons ensemble ! » D. R.

Pouvez-vous nous présenter le congrès de la SIFEM 2026 et son objectif principal ?

Emma Pages-Bouic et Patrice Taourel / Le congrès de la SIFEM est le rendez-vous scientifique majeur en France dédié à l’imagerie du sein et du pelvis féminin. Chaque année, il réunit plus de 1 000 professionnels de santé radiologues, manipulateurs, gynécologues, oncologues, autour des évolutions de notre discipline.
L’édition 2026 s’inscrit dans une dynamique forte : faire le point sur les avancées scientifiques, technologiques et organisationnelles tout en favorisant les échanges entre experts et la formation continue.

Le thème de cette année est « Osons repenser les dogmes ». Que recouvre-t-il ?

E. P.-B. et P. T. / Ce thème traduit une volonté claire : interroger nos certitudes. Dans un contexte d’évolution rapide des connaissances, certaines pratiques doivent être réévaluées à la lumière des données récentes.
Il ne s’agit pas de remettre en cause pour le principe, mais de confronter les pratiques de terrain aux preuves scientifiques, afin d’affiner nos décisions et proposer une imagerie plus adaptée aux patientes.

Quels types de questions seront abordés durant le congrès ?

E. P.-B. et P. T. / Nous aborderons des sujets très concrets : la place de l’IRM et de l’angiomammographie dans le dépistage du cancer du sein, l’utilisation des classifications comme l’O-RADS, les stratégies en endométriose, le chemin à suivre pour construire un dépistage personnalisé ou encore l’intégration de l’intelligence artificielle dans le dépistage du cancer du sein. Nous traiterons aussi des faux positifs, des faux négatifs et des « erreurs ordinaires », avec une approche ludique et pédagogique.

Comment est structuré le programme scientifique ?

E. P.-B. et P. T. / Le programme alterne présentations expertes, votes interactifs et discussions contradictoires. La journée pelvis proposera une approche très pratique : endométriose, oncologie pelvienne sous forme de pseudo-RCP, urgences ou radiologie interventionnelle.
La journée sénologie poursuivra cette logique avec le dépistage, la gestion des seins denses, la surveillance après cancer ou encore l’exploration du creux axillaire.
L’objectif est simple : permettre à chacun de repartir avec des stratégies applicables immédiatement.

Quelle place occupe la formation pratique dans cette édition ?

E. P.-B. et P. T. / Elle est centrale. Les ateliers en petits groupes sont conçus autour de situations cliniques concrètes.
Le format « How do I do it? » permettra également des retours d’expérience techniques, notamment certains gestes interventionnels.

L’interactivité semble être un axe fort. Comment se traduit-elle ?

E. P.-B. et P. T. / L’interactivité est au cœur du congrès : votes en séance, discussions ouvertes, ateliers collaboratifs et pseudo-RCP. Cette dimension collective reflète l’esprit de la SIFEM : confronter les points de vue, partager les pratiques et faire évoluer les repères de manière argumentée.

Un focus particulier est-il prévu sur l’intelligence artificielle ?

E. P.-B. et P. T. / Oui, avec notamment un data challenge dédié au dépistage mammographique, auquel cinq éditeurs d’IA participeront de façon très ouverte, avec une évaluation transparente et en direct. D’autre part, au cours de cette session, les experts aborderont les points suivants : l’IA peut-elle trier les examens ? Remplacer une lecture ? Quels enseignements tirer des expériences françaises ? Une restitution suivie d’une table ronde permettra un échange entre cliniciens et industriels.

Pourquoi avoir choisi Montpellier et que réserve cette édition sur le plan convivial ?

E. P.-B. et P. T. / Montpellier nous semble être un cadre idéal pour accueillir le congrès, à la fois pour son dynamisme médical et universitaire, mais aussi pour sa qualité de vie et son attractivité. Nous avons souhaité que cette édition reflète aussi l’esprit du Sud : ouverte, chaleureuse et propice aux échanges informels. La soirée du congrès en sera un moment fort, avec un événement organisé dans une paillote, les pieds dans le sable, en bord de mer.
Un cadre détendu et convivial, fidèle à l’esprit de la SIFEM, qui favorise les rencontres et prolonge les discussions scientifiques dans une ambiance différente.

Quel message souhaitez-vous adresser aux futurs congressistes ?

E. P.-B. et P. T. / Nous souhaitons que chacun vienne avec curiosité et esprit critique. Ce congrès est un moment de partage, d’échanges et de réflexion collective, dans une atmosphère détendue et conviviale. Repenser les dogmes, ce n’est pas renier les acquis, mais les revisiter avec exigence pour mieux préparer l’avenir de l’imagerie de la femme. Osons ensemble !

Docteur Imago

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