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« Le PACS ne doit plus seulement gérer l’image, il doit accélérer le diagnostic »

Les examens se multiplient, les volumes de données progressent et les outils spécialisés occupent une place croissante dans le quotidien des radiologues. Distributeur exclusif en France de Synapse Enterprise Imaging de Fujifilm, Softway Medical accompagne près de 400 sites. Sébastien Leclere, directeur technique opérationnel de la division Imagerie, explique pourquoi le PACS évolue progressivement d’un système centré sur l’image vers un véritable environnement de diagnostic.

Le 28/09/26 à 0:00, mise à jour le 30/09/26 à 9:53 Lecture 4 min.

« Le PACS évolue progressivement vers un véritable environnement de diagnostic. L’objectif est de réunir ces informations et ces outils dans un espace cohérent afin de réduire le nombre d’actions nécessaires pour arriver à l’information utile. » © Softway Medical

Le volume de données ne cesse d’augmenter en imagerie. Qu’est-ce que cela change pour les établissements ?

Les modalités produisent des images toujours plus riches tandis que le nombre d’examens progresse, notamment sous l’effet du vieillissement de la population, du dépistage et du suivi des pathologies chroniques. Les établissements doivent donc absorber des volumes croissants tout en garantissant disponibilité, sécurité et rapidité d’accès.
Mais le véritable enjeu va désormais au-delà du stockage. Plus la quantité d’information augmente, plus il devient essentiel de présenter au radiologue ce qui est réellement pertinent pour son diagnostic. Le défi n’est donc plus seulement de stocker davantage, mais d’exploiter cette donnée sans ajouter de complexité au quotidien.

Le PACS a longtemps été associé au stockage et à la visualisation des images. Qu’en attend-on aujourd’hui ?

Ces fondamentaux restent indispensables, mais ils ne suffisent plus. Pendant longtemps, la performance d’un PACS se mesurait notamment à sa capacité à restituer rapidement les images et les antériorités.
Aujourd’hui, le radiologue doit également composer avec le post-traitement avancé, les résultats des intelligences artificielles et un nombre croissant d’informations cliniques.
Le PACS évolue donc progressivement vers un véritable environnement de diagnostic. L’objectif est de réunir ces informations et ces outils dans un espace cohérent afin de réduire le nombre d’actions nécessaires pour arriver à l’information utile.
C’est cette trajectoire que porte Synapse Enterprise Imaging, en rapprochant PACS, archivage neutre VNA, Advanced Visualization et intégration des solutions d’intelligence artificielle.

Quelle place l’intelligence artificielle prend-elle dans cet environnement ?

Nous avons fait le choix de ne pas chercher à développer nous-mêmes toutes les IA diagnostiques. Des sociétés spécialisées disposent d’une expertise très forte dans leurs domaines respectifs.
Notre rôle consiste plutôt à permettre au radiologue d’accéder à ces algorithmes directement dans son environnement de travail. Synapse permet ainsi d’intégrer différentes solutions spécialisées et leurs résultats dans le workflow de lecture. Plusieurs partenaires sont déjà déployés selon les usages, notamment Therapixel, Hera-MI, Lunit, contextflow, Gleamer ou Milvue.
La valeur ne réside pas dans l’accumulation d’algorithmes. Elle réside dans leur capacité à intervenir au bon moment, sur le bon examen et à restituer leur résultat sans complexifier le travail du radiologue.

Le post-traitement avancé suit-il la même évolution ?

Oui. Historiquement, le post-traitement nécessitait souvent de quitter son environnement de lecture pour utiliser une application spécialisée.
La tendance consiste à réduire progressivement cette rupture. Reconstructions avancées, mesures, segmentations ou analyses quantitatives doivent pouvoir s’intégrer le plus naturellement possible au parcours de lecture.
L’enjeu est simple : faire disparaître progressivement les frontières entre visualisation et post-traitement pour que la technologie s’adapte au workflow du radiologue, et non l’inverse.

À l’approche d’Octobre Rose, la mammographie illustre-t-elle cette logique ?

Oui, car elle montre qu’il faut désormais raisonner en parcours plutôt qu’en produit isolé. La mammographie nécessite une très grande exigence en matière de visualisation, mais le dépistage organisé implique également le RIS, la seconde lecture et les échanges entre différents acteurs.
Avec e-SIS d’Epiconcept et nos solutions RIS, nous pouvons assurer la continuité entre ces différentes étapes et intégrer certaines informations réglementaires directement dans le parcours, afin notamment de limiter les doubles saisies.
La valeur vient donc autant de la performance de chaque composant que de leur capacité à fonctionner ensemble.

Quel rôle joue alors la VNA ?

La VNA constitue en quelque sorte la mémoire longitudinale de l’imagerie.
Une image produite aujourd’hui doit rester disponible et exploitable demain, indépendamment du site ou de l’application qui l’a produite. Synapse VNA permet de consolider des données DICOM et non-DICOM, de gérer leurs métadonnées et leurs droits d’accès et de les mutualiser à l’échelle d’un établissement ou d’un groupement.
Cette continuité devient essentielle pour comparer les examens, partager l’information entre professionnels ou constituer des cohortes dans le cadre de projets de recherche.

« Moins de temps à chercher, ouvrir et manipuler des outils, davantage de temps pour interpréter et décider. »

À quoi ressemblera selon vous le PACS dans dix ans ?

Je pense qu’il sera de moins en moins perçu comme l’endroit où l’on stocke et regarde des images, et de plus en plus comme l’environnement dans lequel le radiologue construit son diagnostic.
Lorsqu’il ouvrira un examen, le système devra pouvoir lui présenter les antériorités pertinentes, préparer certaines reconstructions, intégrer les résultats des IA et faire remonter les informations utiles à son interprétation.
Le PACS deviendra ainsi beaucoup plus proactif.
L’objectif n’est pas de remplacer l’expertise du radiologue, mais de faire disparaître une partie de la complexité technologique qui l’entoure : moins de temps à chercher, ouvrir et manipuler des outils, davantage de temps pour interpréter et décider.

Pourquoi Synapse pour accompagner cette transformation ?

Synapse bénéficie d’abord de la capacité de R&D et du retour d’expérience international de Fujifilm. Sa couverture fonctionnelle – PACS, VNA, Advanced Visualization et intégration de l’IA – permet ensuite d’accompagner aussi bien des cabinets que des organisations hospitalières ou multisites complexes.
Softway Medical apporte à cette plateforme son expertise du marché français, de l’hébergement, de l’interopérabilité et des workflows d’imagerie.
C’est cette combinaison que nous voulons mettre au service d’une ambition simple : faire évoluer le PACS d’un système de gestion de l’image vers un véritable environnement au service du diagnostic.

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