Création d’entreprise

200 radiologues libéraux créent un poids lourd de l’imagerie médicale

Quatorze groupes de radiologie français ont fondé la Compagnie générale d’imagerie médicale. Ils entendent mutualiser une partie de leurs dépenses et peser auprès des tutelles.

Le 26/01/17 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:20 Lecture 1 min.

« La baisse constante des remboursements des actes de la CCAM nous pousse à mutualiser nos ressources pour maintenir la qualité des soins et continuer d’investir », explique Alain Guillemot, radiologue à Reims et président directeur général de la CGIM. D. R.

Un géant de la radiologie libérale est né. Créée en décembre 2016, la Compagnie générale d’imagerie médicale, ou CGIM, rassemble 14 groupes et environ 200 radiologues libéraux de toute la France. Objectif affiché : unir les forces dans un contexte économique contraint. « La baisse constante des remboursements des actes par la CCAM nous pousse à mutualiser nos ressources pour maintenir la qualité des soins et continuer d’investir », affirme Alain Guillemot, président directeur général de la nouvelle structure et radiologue à Reims.

Achats, personnel et gestion des données communs

Dans un premier temps, cette société par actions simplifiée à capital variable sera une centrale d’achat. Avec ses 200 millions d’euros de chiffre d’affaires cumulés, elle espère négocier des tarifs à la baisse auprès des constructeurs. Dans un second temps, les associés veulent mettre en place un hébergement commun de leurs données de santé. « J’aimerais que ça soit fait dans 24 à 36 mois. C’est un très gros budget si vous voulez que ça soit bien sécurisé », commente Alain Guillemot. Certains postes, comme la gestion des ressources humaines, pourraient aussi être mutualisés.

Conserver des structures dirigées par les radiologues

Cette initiative, inédite dans le paysage français de l’imagerie médicale, s’inspire de ce qu’on fait les biologistes il y a quelques années. « Eux aussi ont été confrontés à une pression économique. À l’époque, certains ont été rachetés par des investisseurs qui n’étaient pas des médecins. Ils se sont donc regroupés pour résister. Nous voulons faire de même et conserver des structures dirigées par des radiologues », explique Alain Guillemot. Enfin, la CGIM se voit aussi en porte-parole de la radiologie libérale. « Nous ne sommes pas un syndicat, tient à préciser son PDG. Mais nous entendons faire comprendre aux tutelles qu’elles ne pourront pas continuer à revoir la nomenclature des actes à la baisse. »

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

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