Étude de l'IRSN

La radio numérique irradie moins que l’analogique

Un rapport publié par l’IRSN indique que les appareils de radiographie équipés de détecteurs numériques délivrent une dose de 20 à 30 % inférieure aux appareils analogiques ou munis de plaques photostimulables lors des examens du thorax, du bassin ou du rachis lombaire de face.

Le 31/01/17 à 8:00, mise à jour le 29/10/26 à 14:16 Lecture 1 min.

Les appareils équipés d'un capteur plan (à droite) irradient moins les patients lors des examens de face du thorax, du bassin et du rachis lombaire, que les machines qui utilisant le couple écran-film ou des plaques ERLM (à gauche). © Kévin Baclet

Selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), une radiographie du thorax, du bassin ou du rachis lombaire de face irradie moins le patient lorsqu’elle est réalisée sur un appareil équipé d’un capteur plan (DR) qu’avec une machine qui utilise le couple écran-film ou une plaque photostimulable (ERLM). Ce constat se base sur l’analyse des données dosimétriques que l’IRSN a recueillies systématiquement auprès des structures publiques et privées entre 2013 et 2015.

24 cGy.cm² pour le couple écran-film contre 16,4 cGy.cm² pour le thorax

Le rapport mis en ligne le 24 novembre 2016 indique ainsi que, pour une radio du thorax de face, le 75e centile, c’est-à-dire la valeur en dessous de laquelle se situent 75 % des moyennes des produits dose.surface (PDS) relevés dans les établissements, est de 24 cGy.cm² avec un couple écran-film, 22,8 cGy.cm² avec une plaque photostimulable et 16,4 cGy.Cm² avec un capteur plan. Le tiercé est le même pour les radios du bassin et du rachis lombaire de face : le couple écran-film est le détecteur le plus irradiant, suivi de près par la plaque photostimulable alors que la dose délivrée par un appareil à capteur plan est bien en dessous.

© IRSN

75es centiles des distributions pour la période 2013-2015, suivant le PDS, par type de détecteur pour les trois types d’examen les plus fréquents en radiologie conventionnelle. © IRSN

La radiographie analogique est devenue marginale, mais elle subsiste

« La numérisation directe reste la méthode de détection permettant la meilleure optimisation de la dose avec des valeurs de PDS inférieures de 20 à 30 % à celles obtenues avec les autres détecteurs », commente l’IRSN. L’institut relève par ailleurs que, si elle est devenue marginale, l’utilisation du couple écran-film « subsiste malgré la disponibilité de détecteurs numériques sur le marché de l’imagerie depuis de nombreuses années ».

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

06 Nov

15:30

13:00

Un cadre d'ensemble intégrant l'évaluation volumétrique des unités Housfield, des caractéristiques radiomiques et des réseaux de neurones convolutifs a montré des performances « prometteuses » pour estimer la densité minérale osseuse des vertèbres sur des images scanner de la jonction thoracolombaire (étude).

12:26

Une étude italienne basée sur l'analyse de près de 3000 évaluations montre que les patientes préféreraient les comptes rendus d'examens d'imagerie mammaire simplifiés par l'IA, plutôt que simplifiés manuellement par les radiologues.
05 Nov

15:30

L'hydrocéphalie spatiale sous-arachnoïdienne (DESH) incomplète serait plus fréquente que la DESH complète chez les sujets âgés. La diminution des espaces sous-arachnoïdiens de la convexité (THC) serait associée à un risque accru de déclin cognitif à 5 ou 7 ans. (étude)
✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR