Radioprotection

Des NRD ajustés à la corpulence du patient

Une étude américaine a établi des NRD et des doses réalisables en rapport avec la corpulence des patients.

Le 31/05/17 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:20 Lecture 1 min.

Une étude a été réalisée pour adapter les NRD à la corpulence du patient. (Photo d'illustration). © V. F.

Une équipe de physiciens médicaux américains a établi des niveaux de référence diagnostiques (NRD) et des doses réalisables en fonction de la corpulence du patient. Les dix examens scanographiques les plus courants aux États-Unis sont concernés. Les résultats de cette étude ont été publiés dans Radiology.

Plus d’un million d’examens analysés

Les chercheurs ont analysé les données de 1 310 727 examens du registre de l’indice de dose de scanner (CT Dose Index Registry). Ils ont fait leur collecte auprès de 583 établissements. Pour les examens de la tête, ils ont utilisé l’épaisseur latérale comme indicateur de la corpulence du patient. Pour les examens du cou et du corps, ils ont utilisé le diamètre équivalent en eau. Les examens ont fourni des valeurs médianes, des moyennes, les 25e et 75e percentiles de NRD pour l’indice de dose scanner (CTDIvol), le produit dose-longueur (PDL) et l’estimation de dose spécifique à la taille (SSDE). Les auteurs de l’étude ont comparé les résultats aux NRD provenant de huit pays.

Des résultats concordant avec les NRD d’autres pays

Les examens de l’abdomen et du bassin étaient les plus fréquents dans l’étude (45 %). Pour les examens corporels, les NRD (75e percentile) et les doses réalisables (médiane) pour les CTDIvol, SSDE et PDL ont augmenté de manière constante en fonction de la corpulence du patient (diamètre équivalent en eau). Les relations entre la corpulence du patient et les NRD et les doses réalisables ne sont pas aussi évidents pour les examens de la tête et du cou. Ces résultats concordent avec les données d’autres pays.

Auteurs

Virginie Facquet

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

09 Avr

16:21

Une étude multicentrique publiée dans European Radiology montre qu’un modèle de deep learning combinant nnU-Net et ConvNeXt-tiny permet d’évaluer avec précision l’invasion musculaire dans le cancer de la vessie à partir d’IRM, avec des performances élevées et stables.

13:17

Une étude pilote a évalué un outil d’IA (BoneView) capable de détecter les fractures liées à la maltraitance chez des enfants de moins de 5 ans, montrant une légère amélioration de sa précision après un premier réentraînement. Ces résultats préliminaires suggèrent qu’un entraînement supplémentaire pourrait permettre d’atteindre des performances cliniquement utiles et renforcer l’aide au diagnostic dans ce contexte.

7:11

Une étude prospective comparant la radiographie conventionnelle à une reconstruction avancée 3D montre que cette dernière détecte toutes les fractures des membres avec une sensibilité de 100 %, contre 46,7 % pour la méthode classique, tout en conservant une excellente spécificité et qualité d’image. Son utilisation aux urgences pourrait améliorer la précision diagnostique, réduire les examens complémentaires et accélérer la prise en charge des patients.
08 Avr

16:29

Les images monoénergétiques virtuelles, combinées à des algorithmes de réduction des artefacts métalliques créées à partir de scanners à comptage photonique (PCCT), permettent une excellente visualisation des anévrismes intracrâniens préalablement traités et des vaisseaux adjacents, indique une étude. L’extension de ces résultats à des applications cliniques préliminaires chez l’humain s’avère également possible.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR