Polémique sur le dépitage du cancer du sein

Un rapport examine la controverse autour du dépistage du cancer du sein

Face à la controverse sur l’organisation du dépistage du cancer du sein, le rapport du Comité d’orientation de la concertation citoyenne et scientifique propose plusieurs pistes d’amélioration dans la stratégie à adopter.

Le 13/06/17 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 15:18 Lecture 1 min.

Le rapport établit une liste de recommandations qui doivent permettre d’améliorer la stratégie de dépistage du cancer du sein. (Photo d'illustration) © Isabelle Raynaud

Dans son rapport publié en septembre 2016, le Comité d’orientation de la concertation citoyenne et scientifique sur le dépistage du cancer du sein est revenu sur la polémique qui entoure la stratégie de dépistage mise en place au niveau national. « Une controverse scientifique est née, du fait de doutes sur la réalité et l’ampleur de la baisse du risque de décès par cancer du sein liée au dépistage, et de la crainte qu’il génère un nombre plus ou moins élevé de surdiagnostics et de surtraitements », relève le rapport.

Maintenir la confiance

Les auteurs insistent sur le fait « qu’une amélioration notable du programme lui paraît indispensable, afin de répondre à la controverse existante, de telle sorte que la confiance dans le dispositif choisi soit maintenue ». Pour expliquer ce débat sur l’organisation du dépistage, les auteurs du rapport citent plusieurs « dysfonctionnements » et « anomalies » qui selon eux entraînent « des inégalités d’accès », « une confusion entre prévention primaire, dépistage et diagnostic précoce » et « des doutes sur l’efficience de certaines stratégies thérapeutiques ».

Une remise en question de la stratégie

Pour y remédier, le rapport établit une liste de recommandations qui doivent permettre d’améliorer la stratégie de dépistage, notamment en intégrant le médecin traitant dans la démarche de dépistage, en effectuant systématiquement la double lecture pour toutes les mammographies de dépistage, en permettant l’évaluation de la pratique d’échographie « comme acte complémentaire à la mammographie », et en prévoyant « l’arrêt de tout dépistage précoce avant 50 ans pour les femmes sans facteur de risque particulier en mettant en place un déremboursement de l’acte ». Le rapport préconise également que le programme s’inscrive « dans une démarche plus globale de prévention et de dépistage » par la mise en place d’une consultation dédiée, et recommande une stratégie « toujours plus hiérarchisée en fonction du niveau de risques ».

 

 

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

03 Avr

16:34

L’Association européenne de médecine nucléaire (EANM) et la Société de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire (SNMMI) ont publié des recommandations conjointes sur l’utilisation de l’imagerie cérébrale TEP tau chez les patients suspectés de maladie d’Alzheimer.

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR