Congrès de la SIFEM

Un protocole d’IRM en 3 minutes serait aussi efficace pour le cancer du sein

Le protocole court d’IRM pour détecter le cancer du sein pourrait être une solution d’autant que la sensibilité et la spécificité semblent les mêmes que celles d'un protocole long.

Le 28/06/17 à 14:00, mise à jour aujourd'hui à 15:22 Lecture 1 min.

Karen Kinkel, radiologue suisse, a présenté les avantages d'un protocole court en IRM mammaire. © V. F.

Il existe une demande croissante d’IRM pour le dépistage du cancer du sein, notamment pour les risques intermédiaires. Dans ce contexte, les protocoles courts pourraient s’avérer utiles. Karen Kinkel, radiologue à la clinique des Grangettes à Genève (Suisse), a évoqué cette question lors du congrès de la SIFEM.

« Il faut diminuer le coût de l’examen d’IRM »

« Nous parlons beaucoup des protocoles courts en IRM car nous avons tendance à vouloir réduire le coût des examens. C’est d’autant plus urgent que dans deux mois, les remboursements des examens d’IRM vont baisser d’au moins 20 % en Suisse », entame-t-elle. Selon elle, les études coût/efficacité montrent qu’il faut diminuer le coût de l’examen pour le dépistage des risques intermédiaires et des seins denses

Un protocole de 3 minutes

Différentes études présentent des protocoles d’une durée d’environ trois minutes. « Le protocole court type pourrait comprendre une séquence MIP et un T1 », mentionne Karen Kinkel. Les comparatifs ne relèvent aucune différence dans le couple sensibilité et spécificité entre protocoles courts et longs. « De petites différences existent dans certaines études, mais ce n’est pas statistiquement significatif », précise l’intervenante. De plus, les temps d’interprétation triplent pour les protocoles longs par rapport aux protocoles courts.

Des résultats encourageants

« La technique de l’IRM en protocole court pour le dépistage du cancer du sein semble être équivalente au protocole long, poursuit donc Karen Kinkel. Il faudrait cependant faire plus d’études, notamment sur la morphologie. » Grâce à son coût réduit si l’on tient compte du temps d’occupation machine, le protocole court pourrait ouvrir la porte à une possible utilisation de l’IRM chez les femmes à risque intermédiaire, estime-t-elle. « Les résultats sont assez encourageants lorsque nous regardons les séquences ultracourtes Twist/4DTrack. Mais il faut continuer la recherche en ce domaine. Pour le bilan d’extension, le T2 me semble nécessaire et nous avons besoin d’études sur la valeur de diffusion dans la population », conclut Karen Kinkel.

Auteurs

Virginie Facquet

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

30 Juil

17:38

Des chercheurs ont développé un nouveau détecteur de rayons X qu’ils disent capable de produire des images plus nettes à des doses de radiation plus faibles. Les résultats de leur étude ont été publié dans National Science Review.

13:52

7:30

Selon une étude, les examens de TEP-TDM devraient être envisagés comme examen de première intention pour diagnostiquer les patients atteints de fièvre d'origine inconnue. Les chercheurs mettent en avant la performance diagnostique et l'impact vertueux sur la prise en charge des patients
29 Juil

16:21

Le groupe de travail sur l'abdomen de la Société européenne de radiologie pédiatrique publie ses recommandations pour les examens de fluoroscopie du tractus gastro-intestinal supérieur chez l'enfant.

14:17

Le score LI-RADS v2024 sans rayonnements a démontré d'excellentes performances diagnostiques et s'est révélé performant pour évaluer la viabilité tumorale chez des patients atteints d'un CHC traités par radiothérapie faible dose associée à une immunothérapie ciblée (étude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR