Recherche en imagerie

« Beaucoup de chercheurs font de la radiomique depuis des dizaines d’années sans le savoir »

La radiomique était l’un des principaux sujets du Congrès national d’imagerie du vivant, qui s'est tenu à Paris les 8 et 9 novembre. Si la discipline fait aujourd’hui le « buzz », elle est pourtant loin d’être une nouveauté puisque son apparition remonterait aux années quatre-vingt.

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Le 15/11/17 à 17:00, mise à jour hier à 15:19 Lecture 3 min.

« Maintenant, pour être dans le coup, il faut dire que l’on extrait des caractéristiques radiomiques. Ça fait plus moderne mais ça n’est pas vraiment autre chose que les paramètres quantitatifs extraits à partir des images », a expliqué Irène Buvat. © C. F.

Le 2e Congrès national d’imagerie du vivant - les 8 et 9 novembre à Paris - ne pouvait pas faire l'impasse sur la question de la radiomique. Cette approche d’étude des mécanismes pathologiques semble en effet incontournable ces dernières années. « Il s'agit d'une quantité que l’on calcule à partir d’une image, a expliqué Irène Buvat, chercheuse en imagerie moléculaire au CEA, lors de la session d'ouverture du 8 novembre. Cette quantité peut être le maximum ou la moyenne dans la région d’intérêt. Cela peut être aussi une quantité dérivée de l’histogramme des valeurs dans cette région d’intérêt, un paramètre de texture qui va caractériser la distribution spatiale des valeurs dans la région d’intérêt ou encore un paramètre de forme qui va caractériser la forme de la région d’intérêt déterminée par des méthodes manuelles ou semi-automatiques à partir des images. »

La quantification change de nom

La radiomique repose sur l’utilisation de caractéristiques pour construire des modèles prédictifs

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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