Étude PEPCOV

La Covid-19 ne serait pas un facteur de risque d’embolie pulmonaire aux urgences

C’est la conclusion d’une étude internationale rétrospective coordonnée par des Français, qui a examiné les dossiers de 3 253 patients admis aux urgences pour une suspicion d’embolie pulmonaire avant et pendant le pic épidémique.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 19/08/20 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:14 Lecture 1 min.

« Même si COVID-19 entraîne une augmentation du risque de thromboembolie veineuse dans la population générale, cela ne se traduit pas forcément par un risque plus élevé chez les patients suspectés d'une embolie pulmonaire », précisent les auteurs. Ici, pneumonie COVID-19 compliquée d’une embolie pulmonaire chez une patiente de 80 ans (photo d'illustration). © Thibaut Lapotre, Mathieu Lederlin

Une étude internationale rétrospective contredit les premières observations concernant les risques d’embolie pulmonaire associés à l’infection par la Covid-19. Jusqu’ici, plusieurs équipes de médecins, notamment des Français, avaient observé une embolie pulmonaire chez 23 à 30 % des patients infectés par la Covid-19 et invitaient les médecins à la vigilance vis-à-vis de cette complication. L’étude PEPCOV, dont les résultats sont parus en ligne le 30 juillet 2020 [1], conclut qu’une infection par la Covid-19 n’est pas associée avec une probabilité augmentée de diagnostic d’embolie pulmonaire chez les patients admis aux urgences pour suspicion d’embolie pulmonaire et qui ont bénéficié d’un angioscanner thoracique.

3 253 patients inclus entre le 1er février et le 10 avril 2020

Cette étude rétrospective, coordonnée notamment par Olivier Lucidarme, chef du service de radiologie de l’hôpital Pitié-Salpêtrière - Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP), a été menée par un groupe de colla

Il vous reste 60% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Avatar photo

Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Freund Y., Drogray M., Miro O. et coll., « Association between Pulmonary Embolism and COVID‐19 in ED Patients Undergoing CTPA: The PEPCOV International Retrospective Study », Academic Emergency Medicine, juillet 2020. DOI : 10.1111/acem.14096.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

17 Juil

16:00

Des chercheurs nord-américains ont adapté un modèle d'apprentissage profond pour la segmentation de la composition corporelle (muscle, os, graisse) à partir des images scanner volumétriques allant des vertèbres L2 à L4. La méthode s'est montrée plus précise que la technique standard, basée sur une seule coupe axiale en L3, se félicitent-ils dans EJR.

13:30

La TEP-TDM au meta-[18F] fluorobenzylguanidine ([18F]-mFBG) pourrait constituer une alternative plus efficace à la TEMP-TDM au [123I]-metaiodobenzylguanidine (MIBG) pour la stadification et l'évaluation de la réponse tumorale des neuroblastomes, conclut une étude présentée dans Pediatric Radiology.

7:42

GE Healthcare et la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) annoncent leur coopération autour d'un essai sur le traitement du cancer de la prostate par radioligands. L'étude MI-BET évaluera si l'utilisation de marqueurs biologiques et d'imagerie permet de mieux personnaliser les traitements, par exemple en espaçant les séances.
16 Juil

16:59

Une étude rétrospective compare les biopsies mammaires guidées par tomosynthèse et par échographie pour les lésions mammaires non calcifiées, en évaluant leurs caractéristiques et leurs performances diagnostiques. Les résultats montrent que l'échographie présente une meilleure valeur prédictive positive et que la tomosynthèse reste une alternative pertinente lorsque la lésion n'a pas de corrélat échographique définitif.

13:46

En angioscanner de la tête et du cou, associer une technologie de reconstruction d'image par apprentissage profond à une acquisition de basse énergie (80 kVp) permet de diminuer les doses de radiation (-36 %) et de produit de contraste (-26%) en améliorant la qualité d'image par rapport au protocole standard (100 kVp et reconstruction itérative), conclut un article dans EJR.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR