Santé publique

La détection précoce influence le changement de stade et la mortalité du cancer du poumon

Une étude de cohorte américaine portant sur plus de 300 000 patients montre que la mortalité par cancer du poumon non à petites cellules a baissé entre 2006 et 2016. Les chercheurs associent notamment ce phénomène à une détection de la maladie à un stade plus précoce.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 31/01/22 à 8:00, mise à jour hier à 15:10 Lecture 2 min.

Selon les chercheurs, la détection précoce par scanner et un examen plus attentif des nodules pulmonaires identifiés fortuitement au cours de la décennie 2006-2016 ont conduit à un changement de stade du CPNPC dans la population (photo d'illustration). D. R.

Aux États-Unis, des chercheurs de la faculté de médecine Icahn à l’hôpital Mount Sinai de New-York ont étudié l'association entre la mortalité chez les patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) et le changement de stade de la maladie. Dans leur étude de cohorte rétrospective, réalisée entre octobre 2020 et juin 2021 et publiée le 17 décembre dans JAMA Network Open, ils ont inclus 312 382 patients issus des registres d’épidémiologie SEER (Surveillance, Epidemiology, and End Results).

Changement de diagnostic et d'histologie

Au cours de leurs recherches, ils ont constaté que la mortalité au niveau de la population par cancer du poumon non à petites cellules avait diminué entre 2006 et 2016, notamment grâce au diagnostic de la maladie à des stades plus précoces. « Bien que les progrès des traitements aient joué un rôle dans l'évolution de la mortalité, notre analyse suggère que la baisse de la mortalité est également associée à un changement de diagnostic, le ca

Il vous reste 70% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

03 Avr

16:34

L’Association européenne de médecine nucléaire (EANM) et la Société de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire (SNMMI) ont publié des recommandations conjointes sur l’utilisation de l’imagerie cérébrale TEP tau chez les patients suspectés de maladie d’Alzheimer.

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.

7:43

La reconstruction avancée tridimensionnelle (AR) améliore significativement la précision diagnostique des fractures des membres par rapport à la radiographie conventionnelle tout en maintenant une haute qualité d’image, conclut une étude publiée dans Emergency radiology. « Son intégration dans les flux de travail des urgences pourrait réduire le besoin d’imagerie supplémentaire et accélérer la prise de décision clinique », selon les chercheurs.

14:09

Un essai contrôlé randomisé multicentrique a évalué si la priorisation des radiographies thoraciques par intelligence artificielle réduisait les délais de diagnostic du cancer du poumon, sans observer d’amélioration significative des délais vers le scanner, le diagnostic, l’orientation ou le traitement. Ainsi, la priorisation des examens par IA dans ce contexte n’apporte pas de bénéfice clinique mesurable, selon une étude publiée dans Nature Medicine.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR