IRM fonctionnelle

L’addiction au jeu en ligne n’affecte pas le cerveau des hommes et des femmes de la même manière

D’après une étude réalisée grâce à l’IRM fonctionnelle et présentée fin 2018 au Congrès de la Société nord-américaine de radiologie, la pratique addictive du jeu vidéo en ligne affecterait une zone du cerveau qui pourrait être liée à l’impulsivité chez les hommes, mais pas chez les femmes.

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Le 13/02/19 à 8:00, mise à jour hier à 14:21 Lecture 3 min.

Les images montrent les résultats de la connectivité fonctionnelle (FC). A : Les images montrent les régions du cerveau avec des interactions sexuelles (hommes, femmes) et diagnostiques (Internet Gaming Disorder, Health Control) dans la FC. B : Les participants masculins atteints d'un trouble du jeu sur Internet présentaient des valeurs de FC plus faibles entre la partie orbitale du gyrus frontal supérieur gauche et le cortex cingulaire postérieur, le gyrus angulaire droit et le cortex préfrontal dorsolatéral droit que les témoins sains masculins. Les participants masculins atteints d'un trouble du jeu sur Internet présentaient des valeurs de FC inférieures entre la partie orbitale du gyrus frontal supérieur gauche et le cortex cingulaire postérieur que les participants féminins atteints d'un trouble du jeu sur Internet. D. R.

Tous les chercheurs ne sont pas d’accord mais, pour certains d’entre eux, la pratique excessive des loisirs vidéoludiques est une addiction au même titre que l’alcoolisme, particulièrement lorsqu’il s’agit des jeux sur internet. « Le trouble du jeu en ligne (internet gaming disorder) est devenu une préoccupation de santé publique au niveau mondial, aussi bien chez les adolescents que chez les jeunes adultes », affirme ainsi Yawen Sun, dans un communiqué diffusé par la Société nord-américaine de radiologie (RSNA), en novembre 2018.

Première recherche basée sur le sexe

Au dernier congrès de la société, qui s’est tenu du 25 novembre au 1er décembre à Chicago, cette radiologue, qui exerce à l’école de médecine de l’université Jiao Tong, de Shanghai, en Chine, a présenté une étude sur la façon dont le jeu en ligne compulsif modifie la fonction cérébrale et le comportement chez les hommes et chez les femmes. « Aucune recherche n’avait encore exploré de potentielles différences entre les sexes

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Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

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