Reproductibilité des examens

Une variabilité des SSDE pour des protocoles identiques chez le même patient

Une étude démontre que, sur le même patient et le même protocole de scanner, les Size Specific Dose Estimate (SSDE) varient.

Le 12/06/17 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:19 Lecture 1 min.

« Bien quil y ait une tendance allant vers la réduction globale des doses de rayonnement, cette étude a montré une variabilité courante de la dose de rayonnement pour chaque patient passant un scanner thoracoabdominal à répétition avec des protocoles identiques, indique les chercheurs dans un article publié dans American Journal of Roentgenology. Des données qui peuvent fournir une base pour le futur développement de directives sur l’optimisation de la dose de rayonnements lors de la surveillance spécifique de patients. »

12 635 scanners analysés

Le but de cette étude était d’analyser longitudinalement les doses de rayonnement reçues par des patients adultes ayant subi des scanners thoracoabdominopelviens à répétition selon un protocole identique. La dose reçue de 2 851 sujets pour 12 635 scanners, soit 4,8 scanners par patient, a été analysée. Plusieurs protocoles d’examens ont été inclus dans l’étude : scanner thoracoabdominopelvien avec l’administration de produit de contraste (PDC) (n = 4 621 scanners de 1 064 patients), abdominopelvien avec l’administration de PDC (n = 876 scanners de 261 patients), scanner rénal (n = 1 053 scanners de 380 patients), et scanner thoracique (n = 6 085 scanners de 1 146 patients) sans administration de PDC. Un logiciel a été choisi pour extraire les données dans les PACS. La Size Specific Dose Estimate (SSDE) a été calculé.

[contenu_encadre img= » » titre= »SSDE vs CTDIvol » contenu= »La Size Specific Dose Estimate (SSDE) est un facteur d’estimation de la dose reçue en fonction des dimensions de la matière traversée. Elle vient apporter un facteur correctif au traditionnel indice de dose scanographique volumique (CTDIvol). » auteur= » » legende= » » credit= » »]

Des variabilités de la SSDE

Les chercheurs ont observé une tendance à la réduction globale de la SSDE dans tous les protocoles étudiés (thoracoabdominopelvien : − 1,78 ; abdominopelvien : − 0, 82 ; scanner rénal, − 0,83 ; thorax : − 0,47). Les analyses individuelles de la distribution de dose de rayonnement ont montré une variabilité des SSDE à travers les quatre protocoles étudiés (coefficient moyen de variance thoracoabdominopelvien : 14,02 mGy, coefficient de variance moyen abdominopelvien : 10,26 mGy, coefficient de variance scanner rénal : 34,18 mGy et coefficient de variance moyen du thorax : 6,74 mGy).

 

Auteurs

Virginie Facquet

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

10 Avr

15:32

Un modèle d’IA à apprentissage profond montre un potentiel en tant qu’outil de dépistage opportuniste de la santé osseuse chez les enfants, selon une étude publiée dans Radiology.

13:14

Les événements de sécurité des patients en radiologie représentent une faible proportion des incidents (3,2 %), mais révèlent des vulnérabilités importantes, notamment chez les enfants et les personnes âgées, avec un risque élevé lié aux médicaments et aux produits de contraste, selon une étude publiée dans Current Problems in Diagnostic Radiology

7:13

Les patientes atteintes d’un cancer du sein qui développent un dysfonctionnement cardiaque lors d’une chimiothérapie néoadjuvante subissent également une perte de tissu cérébral significativement plus importante que celles dont la fonction cardiaque reste stable, selon une étude publiée dans Academic Radiology.
09 Avr

16:21

Une étude multicentrique publiée dans European Radiology montre qu’un modèle de deep learning combinant nnU-Net et ConvNeXt-tiny permet d’évaluer avec précision l’invasion musculaire dans le cancer de la vessie à partir d’IRM, avec des performances élevées et stables.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR