Décret de magnétoprotection de 2016

« Pas besoin d’être surveillé pour prendre les choses en main »

Plus de six ans après la parution du décret numéro 2016-1074 relatif à la magnétoprotection, où en est le contrôle de son application, ainsi que la formation du personnel ? Réponses croisées de deux membres du groupe de travail de sécurité IRM de la SFR, François Dubus, physicien médical au CHU de Lille, et Pierre-Emmanuel Zorn, ingénieur au CHU de Strasbourg et responsable de la commission IRM de l’AFPPE.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 25/01/23 à 8:00, mise à jour hier à 15:08 Lecture 3 min.

L’employeur est en charge de faire respecter le décret de 2016 sur la magnétoprotection, qui ne concerne que le personnel et pas le patient (photo d'illustration). © Carla Ferrand

Docteur Imago / Comment est contrôlée la mise en place du décret no 2016-1074 relatif à la magnétoprotection des travailleurs ?

Pierre-Emmanuel Zorn / Pour l’instant, c’est l’employeur qui est en charge de faire respecter la loi. Il n’y a aucun organisme national qui veille à l’application de ce décret qui ne concerne que le personnel et pas le patient, ce qui est un peu léger au sens du groupe de travail de sécurité IRM de la SFR. Au CHU de Strasbourg, nous avons fait un zonage ; j’ai formé des manips radios, et je suis en train de mettre en place une formation pour les ASH et les pompiers.

D. I. / D’après vos informations, le décret de 2016 est-il respecté ?

François Dubus / Pour l’instant, on est encore loin du compte. Il y a plusieurs raisons à cela. Déjà, c’est un décret compliqué et il faut bien s’y connaître en IRM pour en extraire les éléments importants. Or, les petits centres qui disposent d’une IRM n’ont pas forcément un ingénieur ou un physicien pour aider à ce d

Il vous reste 79% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

26 Juin

17:07

Le dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique à faible dose est associé à une morbidité liée à l’examen très faible, indique un article du JACR. Certains facteurs sociodémographiques, notamment le statut marital, l’emploi et la couverture d’assurance, ainsi que l’appartenance à des populations défavorisées, peuvent augmenter la charge du dépistage et diminuer l'adhésion pour les populations cibles (étude).

12:59

Dans une étude évaluant des examens de scanner et TEP-TDM, trois logiciels d’IA commerciaux ont montré des performances comparables pour la détection des nodules pulmonaires cliniquement pertinents, malgré des différences importantes dans le nombre total de détections et de faux positifs.

7:44

Les réactions croisées d'hypersensibilité entre les produits de contraste iodés non ioniques dépendent principalement de la structure de leurs chaînes latérales, avec un risque particulièrement élevé au sein du groupe comprenant l’iohexol, l’iomeprol, l’ioversol et l’iodixanol, selon une étude présentée dans EJR. « Choisir une alternative issue d’un autre groupe structurel semble être une stratégie efficace pour atténuer la récidive dans des scénarios à haut risque », estiment les auteurs.
25 Juin

16:10

Chez des hommes à haut risque de cancer de la prostate mais dont l'IRM est non suspecte ou équivoque, le PET-CT au [68Ga]Ga-PSMA-11 a permis de détecter les cancers cliniquement significatifs avec une efficacité comparable à celle de la biopsie systématique, indique une étude publiée dans The Lancet Oncology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR