Justice

Le Conseil d’État appelle les établissements à respecter le temps de travail réglementaire à l’hôpital

Dans une décision publiée le 22 juin, le Conseil d’État, saisi par trois syndicats de médecins, enjoint les établissements de santé à mettre en place un « dispositif fiable, objectif et accessible » afin de décompter « le nombre journalier d’heures de travail effectuées par chaque agent » et de respecter la limite de 48 heures hebdomadaires définie pour les internes.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 28/06/22 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:10 Lecture 2 min.

Avec cette décision, le Conseil d'État « clarifie les obligations des établissements de santé pour garantir le respect de la durée hebdomadaire maximale de travail. Les praticiens hospitaliers et les internes pourront s'en prévaloir vis-à-vis de l'établissement qui les emploie », souligne la juridiction. D. R.

Une décision de justice du Conseil d’État publiée ce 22 juin, précise « les obligations des établissements de santé pour garantir le respect du plafond de travail de 48 heures par semaine pour les praticiens hospitaliers et les internes ». Les établissements de santé, estime l’institution, ont la responsabilité de se doter, « d’un dispositif fiable, objectif et accessible », permettant de décompter le nombre d’heures de travail effectuées par chaque agent.

Le conseil d’État saisi par trois syndicats

Trois syndicats de praticiens hospitaliers et d’internes, l’Intersyndicale nationale des internes (ISNI), Action praticiens hôpital (APH) et Jeunes médecins, avaient saisi la plus haute juridiction administrative du pays pour contester « la compatibilité des dispositions du code de la Santé publique relatives à leur temps de travail avec le droit européen ». Ils demandaient au Conseil d’État d’annuler « la décision implicite » par le Premier ministre de rejeter une demande visant à imposer un

Il vous reste 72% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Solenn Duplessy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

23 Oct

16:18

Le score de Kaiser en IRM mammaire présente une excellente précision diagnostique pour distinguer les lésions bénignes des lésions malignes chez les patientes présentant des anomalies BI-RADS 0 ou 4 en imagerie conventionnelle (étude).

13:16

Chez les patients obèses, le scanner à comptage photonique (PCCT) offre une meilleure qualité d’image que le scanner conventionnel (EID CT), avec un meilleur contraste et un rapport signal/bruit supérieur. Il permet également de réduire significativement la dose d’irradiation, en maintenant une bonne qualité diagnostique (étude).

7:45

Une étude a comparé un système d’intelligence artificielle aux critères PI-RADS pour la détection du cancer de la prostate cliniquement significatif en IRM, démontrant une sensibilité non inférieure à l’échelle du patient, mais inférieure à l’échelle lésionnelle. L’IA pourrait compléter PI-RADS pour optimiser le triage des biopsies, notamment des lésions indéterminées PI-RADS 3, concluent les chercheurs.
22 Oct

15:30

Une équipe de chercheurs a développé un système d’intelligence artificielle multimodale combinant imagerie médicale et données cliniques pour prédire la survie à 24 mois de patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, traités par radiothérapie vectorisée ciblant le PSMA. Ce modèle affiche des performances prometteuses pour la stratification pronostique et l’aide à la décision clinique.
✕
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR