RSNA 2021

« Il faut absolument considérer les potentiels échecs d’un système d’intelligence artificielle »

Au RSNA, plusieurs radiologues américains ont livré un manuel d’hygiène pour prévenir les erreurs de l’intelligence artificielle et limiter leurs conséquences. Les médecins doivent surveiller chaque étape du développement des logiciels, avoir conscience des limites des modèles et savoir apprendre de leurs erreurs et des celles de leurs prédécesseurs.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 07/12/21 à 16:02, mise à jour aujourd'hui à 15:02 Lecture 2 min.

« Des erreurs commises par l’intelligence artificielle utilisée dans les Boeing 737 ont été des leçons pour le monde médical », explique John Mongan. Capture d'écran RSNA 2021

L’intelligence artificielle s’impose petit à petit dans le monde de l’imagerie médicale. Mais que se passe-t-il quand elle ne fonctionne pas ? C’est la question que se sont posée différents médecins lors d’une session du congrès de la Société nord-américaine de radiologie (RSNA) 2021. En ouverture, Katherine Andriole, professeure de radiologie au Brigham and Women’s hospital, basé à Boston, dans le Massachusetts, a rappelé que le développement d’une solution d’intelligence artificielle est long et se divise en plusieurs étapes : collecte de données, identification de la cohorte, annotations, construction d’un modèle, validation… « Il peut donc y avoir des erreurs. C’est pourquoi la contribution clinique est importante à chaque étape », souligne-t-elle.

« Restez critiques sur les modèles »

Pour cette spécialiste, la contribution clinique permet d’éviter les erreurs et doit impliquer toutes les parties : physiciens médicaux, manipulateurs en radiologie, etc. dès la conception de l’outil et

Il vous reste 68% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Sihem Boultif

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

24 Fév

16:00

De mauvaises explications des examens IRM avec contraste contribuent à l’anxiété des patients, rapporte une étude parue dans le Journal of Magnetic Resonance Imaging.  Les résultats soulignent l’importance d’améliorer la communication centrée sur le patient et de fournir des ressources éducatives simples pour réduire l’anxiété, améliorer le confort et soutenir des expériences positives, écrivent les chercheurs.

14:25

La FDA a approuvé une mise à jour de l’étiquetage d’Elucirem™ (gadopiclenol) de Guerbet, étendant son indication aux enfants de 0 à 2 ans, y compris les nouveau-nés à terme. Cet agent de contraste à base de gadolinium déjà approuvé en 2022, est le premier agent de contraste à base de gadolinium approuvé à une demi-dose de gadolinium, et avec la plus grande relaxivité, pour les examens IRM du système nerveux central et du corps, nécessitant la moitié de la dose conventionnelle, indique un communiqué fourni par Guerbet.

7:12

Une étude rétrospective a évalué un modèle d’apprentissage profond basé sur le scanner en phase veineuse porte pour distinguer les métastases hépatiques du cancer colorectal des hémangiomes, montrant de bonnes performances globales. L’assistance par DL améliore significativement le diagnostic des lésions de 10 à 30 mm, mais son apport reste limité pour les lésions subcentimétriques, pouvant nécessiter une IRM complémentaire.
23 Fév

15:51

Des scores de risques fournis par un outil commercial de diagnostic et prédiction automatique ont obtenu une performance « pas significativement différente » à celle des modèles cliniques pour prédire la récidive ipsilatérale après un traitement par chirurgie conservatoire d'un carcinome canalaire in situ (DCIS). Étude.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR