Reconnaissance faciale

La désidentification suggérée pour la TEP cérébrale

Une étude parue le 9 juin dans NeuroImage montre que les images de TEP cérébrale permettent d'identifier les patients dans 32 à 42 % des cas, selon le type de TEP. Les chercheurs ont donc mis à jour un logiciel de désidentification libre d'accès pour la recherche, mri_reface, afin d'anonymiser les images issues de la TEP cérébrale.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 10/08/22 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 14:09 Lecture 2 min.

Les auteurs de l'étude recommandent en TEP, comme c'est déjà le cas en IRM et en TDM, l'anonymisation effective des images cérébrales avant publication par logiciel de désidentification. Eric Guedj/APHM (Photo d'illustration)

La TEP cérébrale peut permettre de remonter à l'identité des patients via identification faciale. La nouvelle est parue le 9 juin dans NeuroImage, sous la forme d'une étude portant sur 182 volontaires. À l'origine de cette découverte, des chercheurs américains ont cherché à déterminer s'il était aisé d'identifier un patient à partir de ses images de TEP cérébrales, au vu des progrès technologiques de cette modalité.

Une problématique ignorée jusque-là

Lors de précédentes recherches, plusieurs équipes, dont celle à l'origine de l'étude actuelle, avaient en effet déterminé que les logiciels de reconnaissance faciale actuels retrouvaient à partir des IRM et scanners cérébraux les photographies des visages des personnes examinées (plus de 80 % de correspondance entre photographies et images d'IRM), nécessitant une désidentification des images pour atteindre l'anonymisation effective. Jusque-là, la TEP avait été laissée de côté dans ces recherches, probablement à cause de son petit FOV et de

Il vous reste 71% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

29 Jan

16:21

Alain Luciani, PU-PH au GHU Henri-Mondor (94) a été élu futur président de la Société française de radiologie (SFR) pour le mandat 2027 - 2031 ce 29 janvier, annonce la SFR.

15:25

Une étude publiée dans JACR compare l’utilisation des examens d’imagerie chez des enfants en consultation externe dans les hôpitaux pédiatriques et non pédiatriques à partir de données Medicaid 2019. Elle montre que les hôpitaux non pédiatriques utilisent plus fréquemment les examens exposant aux radiations ionisantes, tels que les radiographies et scanners, tandis que les hôpitaux pédiatriques privilégient davantage l’échographie et l’IRM.  

13:18

Une étude publiée dans Emergency Radiology rapporte un cas d’hémorragie sous-arachnoïdienne avec anévrismes multiples, dans lequel l’imagerie conventionnelle ne permettait pas d’identifier l’anévrisme rompu. L’IRM de la paroi vasculaire a mis en évidence un rehaussement focal de l’anévrisme du sommet basilaire, permettant un traitement endovasculaire ciblé et soulignant l’intérêt de cette technique dans les situations diagnostiques complexes.  

7:17

Une étude prospective compare l’efficacité de l’échographie mammaire automatisée (ABUS) et de l’échographie manuelle (HHUS) en seconde intention pour détecter des lésions identifiées en IRM mammaire. Bien que la HHUS détecte significativement plus de lésions, les deux techniques présentent une sensibilité similaire, l’ABUS ayant une valeur prédictive positive plus élevées. Ces résultats démontrent que les deux méthodes sont complémentaires et ont le potentiel d’augmenter le taux de détection des lésions lorsqu’elles sont utilisées conjointement.    
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR