Essai clinique

La Somme expérimente le dépistage du cancer du poumon par scanner

Au centre hospitalier d’Abbeville, le chef du service de pneumologie Olivier Leleu a mené un essai clinique visant à démontrer la faisabilité du dépistage organisé du cancer du poumon par scanner basse dose. Une étude pionnière en France qui montre des résultats encourageants.

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Le 09/01/19 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 14:19 Lecture 4 min.

Sur les 1200 patients recrutés dans la Somme, 900 ont passé un scanner, soit un taux de participation de 76 %. D. R.

Encore une preuve de la pertinence du scanner pour le dépistage du cancer du poumon. Après la publication des études NLST et NELSON, qui démontrent les effets bénéfiques d’un examen basse dose sur la survie des patients dépistés, un essai clinique lancé en mai 2016 dans la Somme prouve qu’un tel dépistage est faisable en clinique. À l’origine de cette démarche : le pneumologue Olivier Leleu, chef de service au centre hospitalier d’Abbeville. « L’étude NLST m’a poussé à lancer notre essai dans la Somme, explique-t-il. Nous avons utilisé les mêmes critères d’inclusion et avons fait passer aux patients un scanner basse dose. »

Une collaboration avec les radiologues…

Dans ce projet, il a pu compter sur l’adhésion des radiologues et des médecins généralistes du département. « Un travail commun avec les radiologues du CHU d’Amiens a permis de protocoliser ce qu’est un scanner faiblement irradiant, indique-t-il. Nous avons établi une charte de bonnes pratiques ainsi qu’une fiche d’interprétatio

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Notes

L’étude a fait l'objet d'une publication au mois d'avril 2019 dans la revue Annals of Oncology.

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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