Innovation

Le scanner à comptage photonique passe aux essais sur l’homme

Le scanner à comptage photonique poursuit son développement avec l'inauguration il y a quelques semaines d'un nouveau prototype clinique destiné aux essais sur l'humain. Le radiologue lyonnais Philippe Douek nous dévoile les toutes dernières avancées du projet.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 16/05/19 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:16 Lecture 2 min.

Le scanner à comptage photonique du CERMEP est le seul de ce type en Europe. Le nouveau prototype permettra de commencer des essais cliniques sur l'homme. © CERMEP

Le scanner à comptage photonique vient de franchir une nouvelle étape : « Nous sommes passés à la deuxième phase du projet européen qui prévoit son utilisation pour des essais sur le gros animal et sur l'homme », annonce Philippe Douek, radiologue à l'hôpital Louis-Pradel, des Hospices civils de Lyon (69).

Un scanner unique en Europe

La machine, développée en partenariat avec Philips, est la seule de ce type en Europe. Elle est installée au sein de la plateforme d’imagerie in vivo préclinique et clinique du CERMEP à Bron. « Financée dans le cadre d’un projet européen H2020, [sa technologie] permet un comptage direct et unitaire des photons X incidents et leur classification par niveau d'énergie », décrit le constructeur néerlandais. Cette technologie permettrait d’augmenter la résolution spatiale et de réduire l’exposition aux rayonnements de 30 %.

Une panoplie d’applications

Les premiers essais cliniques sur des patients débuteront au mois de juin. « Nous allons cibler les pathologies vas

Il vous reste 68% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

17 Juil

16:00

Des chercheurs nord-américains ont adapté un modèle d'apprentissage profond pour la segmentation de la composition corporelle (muscle, os, graisse) à partir des images scanner volumétriques allant des vertèbres L2 à L4. La méthode s'est montrée plus précise que la technique standard, basée sur une seule coupe axiale en L3, se félicitent-ils dans EJR.

13:30

La TEP-TDM au meta-[18F] fluorobenzylguanidine ([18F]-mFBG) pourrait constituer une alternative plus efficace à la TEMP-TDM au [123I]-metaiodobenzylguanidine (MIBG) pour la stadification et l'évaluation de la réponse tumorale des neuroblastomes, conclut une étude présentée dans Pediatric Radiology.

7:42

GE Healthcare et la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) annoncent leur coopération autour d'un essai sur le traitement du cancer de la prostate par radioligands. L'étude MI-BET évaluera si l'utilisation de marqueurs biologiques et d'imagerie permet de mieux personnaliser les traitements, par exemple en espaçant les séances.
16 Juil

16:59

Une étude rétrospective compare les biopsies mammaires guidées par tomosynthèse et par échographie pour les lésions mammaires non calcifiées, en évaluant leurs caractéristiques et leurs performances diagnostiques. Les résultats montrent que l'échographie présente une meilleure valeur prédictive positive et que la tomosynthèse reste une alternative pertinente lorsque la lésion n'a pas de corrélat échographique définitif.

13:46

En angioscanner de la tête et du cou, associer une technologie de reconstruction d'image par apprentissage profond à une acquisition de basse énergie (80 kVp) permet de diminuer les doses de radiation (-36 %) et de produit de contraste (-26%) en améliorant la qualité d'image par rapport au protocole standard (100 kVp et reconstruction itérative), conclut un article dans EJR.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR