Cancer de la prostate

Radiologues et urologues se rejoignent sur le terrain de l’IRM

Dans ses dernières recommandations, l’Association française d'urologie (AFU) met en avant le rôle de l’IRM dans la prise en charge du cancer de la prostate. Autrefois cantonnée au bilan d’extension, la modalité intervient en amont pour faire le tri parmi les patients et mieux cibler les biopsies. Cette nouvelle donne amène les urologues et radiologues à renforcer leur coopération.

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Le 21/11/19 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 15:14 Lecture 4 min.

Grâce aux scores PI-RADS, l’IRM permet désormais de faire le tri dans la suspicion de cancer de la prostate avant même de faire des biopsies. ©G.Fournier/CHU Brest

L’IRM a entraîné une petite révolution dans la prise en charge du cancer de la prostate. « Jusqu’à il y a environ un an, devant une suspicion de cancer de prostate reposant sur le toucher rectal et l’augmentation du taux de PSA, il était recommandé de faire des biopsies. Si elles étaient positives, le diagnostic de cancer était établi. L’IRM était utilisée par la suite dans le cadre du bilan d’extension », rappelle Georges Fournier, chirurgien urologue et vice-président de l’Association française d’urologie (AFU).

Éviter les biopsies à l’aveugle

Grâce au score PI-RADS, l’IRM permet désormais de faire le tri des patients avant même de faire des biopsies. Les dernières recommandations du comité de cancérologie de l’AFU entérinent ce changement et préconisent de faire une IRM pour mieux cibler les zones suspectes et éviter les biopsies à l’aveugle. « Les urologues faisaient des biopsies de façon systématique dans toutes les zones de la prostate sous contrôle échographique, en général 12 pré

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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