Scanner thoracique

Une IA pour diagnostiquer les lésions Covid à très basse dose

Une équipe de chercheurs suisses et iraniens a entraîné un algorithme d’apprentissage profond à prédire des images « dose entière » à partir d’examens de scanner thoracique ultra basse dose de patients Covid-19. Le modèle obtient des résultats « appropriés », avec certaines limites.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 16/03/21 à 16:30, mise à jour hier à 14:14 Lecture 2 min.

Les images ultra basse dose (au centre) sont d’une qualité « insuffisante » pour le diagnostic mais les images « dose entière » reconstruites par l’algorithme à partir de ces dernières (à droite) obtiennent pour la plupart un score de qualité de « bon » à « excellent » et sont « appropriées pour la tâche demandée ». Les images « dose entière » natives (à droite) obtiennent le meilleur score. © Shiri I. et coll.

Dès les premières semaines de la pandémie de Covid-19, le scanner thoracique s’est présenté comme une solution pertinente pour le diagnostic et le suivi des patients. Ce rôle de premier plan pose toutefois la question de la radioprotection, soulignent Isaac Shiri et Azadeh Akhavanallaf, respectivement chercheurs à l’hôpital universitaire de Genève, en Suisse, et à la faculté de médecine de Téhéran, en Iran, dans la revue European Radiology. « Le scanner reste la première cause médicale d’exposition aux rayonnements ionisants, malgré les progrès techniques », écrivent-ils dans un article paru en début d’année [1].

Des images ultra basse dose simulées

Pour résoudre ce problème, ils ont collecté, avec leurs confrères, 1 141 examens de scanners, dont 312 de patients positifs au test RT-PCR, issus de 3 centres. En utilisant des outils statistiques et mathématiques, ainsi qu’une base d’images de référence, ils ont dégradé la qualité de ces examens pour simuler des images acquises à très basse

Il vous reste 72% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Shiri I., Akhavanallaf A., Sanaat A. et coll., « Ultra-low-dose chet CT imaging of COVID-19 patients using a deep residual neural network », European Radiology, 2021, vol. 31, p. 1420-1431. DOI : 10.1007/s00330-020-07225-6.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

16 Jan

15:29

Un tissu mammaire dense réduit la performance de la tomosynthèse mammaire numérique, selon une étude publiée dans Academic Radiology. « Ces résultats soulignent la nécessité de rapporter et de prendre en compte la densité mammaire dans les recommandations de dépistage. »

13:27

Vidi Capital finalise son rapprochement avec le groupe IMAC à Cholet, qui rejoint le réseau. Cette opération porte à 110 le nombre de médecins en exercice, répartis au sein de sept entités et IMAC devient ainsi le deuxième groupe des Pays-de-la-Loire à s’adosser à Vidi Capital, après Vidi – Rad’Yon, annonce un communiqué de presse.

7:13

Bayer a annoncé la conclusion d’accords définitifs pour l’acquisition auprès d’Attralus de deux agents d’imagerie moléculaire expérimentaux, AT-01 et AT-05, destinés au diagnostic de l’amyloïdose cardiaque. Cette opération stratégique renforce la position de Bayer dans l’imagerie moléculaire et s’inscrit dans le développement de sa stratégie de cardiologie de précision, annonce un communiqué.
15 Jan

15:14

Les élections de l’European Society of Radiology (ESR) se tiendront du 8 au 21 janvier 2026. Deux candidates soutenues par la SFR, les professeurs Isabelle Thomassin-Naggara et Corinne Balleyguier, présentent leur candidature. Les radiologues français membres de l’ESR sont appelé à se mobiliser en votant par courriel : voting@polyas.com.

13:13

Bien que les unités mobiles de mammographie puissent améliorer l’accès aux soins pour des populations médicalement défavorisées, une étude pilote publiée dans Academic Radiology, met en lumière des opportunités pour promouvoir un suivi rapide et équitable des mammographies de dépistage anormales grâce à une meilleure navigation des patients, un soutien social et une aide financière.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR