Scanner thoracique

Une IA pour diagnostiquer les lésions Covid à très basse dose

Une équipe de chercheurs suisses et iraniens a entraîné un algorithme d’apprentissage profond à prédire des images « dose entière » à partir d’examens de scanner thoracique ultra basse dose de patients Covid-19. Le modèle obtient des résultats « appropriés », avec certaines limites.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 16/03/21 à 16:30, mise à jour hier à 15:13 Lecture 2 min.

Les images ultra basse dose (au centre) sont d’une qualité « insuffisante » pour le diagnostic mais les images « dose entière » reconstruites par l’algorithme à partir de ces dernières (à droite) obtiennent pour la plupart un score de qualité de « bon » à « excellent » et sont « appropriées pour la tâche demandée ». Les images « dose entière » natives (à droite) obtiennent le meilleur score. © Shiri I. et coll.

Dès les premières semaines de la pandémie de Covid-19, le scanner thoracique s’est présenté comme une solution pertinente pour le diagnostic et le suivi des patients. Ce rôle de premier plan pose toutefois la question de la radioprotection, soulignent Isaac Shiri et Azadeh Akhavanallaf, respectivement chercheurs à l’hôpital universitaire de Genève, en Suisse, et à la faculté de médecine de Téhéran, en Iran, dans la revue European Radiology. « Le scanner reste la première cause médicale d’exposition aux rayonnements ionisants, malgré les progrès techniques », écrivent-ils dans un article paru en début d’année [1].

Des images ultra basse dose simulées

Pour résoudre ce problème, ils ont collecté, avec leurs confrères, 1 141 examens de scanners, dont 312 de patients positifs au test RT-PCR, issus de 3 centres. En utilisant des outils statistiques et mathématiques, ainsi qu’une base d’images de référence, ils ont dégradé la qualité de ces examens pour simuler des images acquises à très basse

Il vous reste 72% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Shiri I., Akhavanallaf A., Sanaat A. et coll., « Ultra-low-dose chet CT imaging of COVID-19 patients using a deep residual neural network », European Radiology, 2021, vol. 31, p. 1420-1431. DOI : 10.1007/s00330-020-07225-6.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

16 Juil

16:59

Une étude rétrospective compare les biopsies mammaires guidées par tomosynthèse et par échographie pour les lésions mammaires non calcifiées, en évaluant leurs caractéristiques et leurs performances diagnostiques. Les résultats montrent que l'échographie présente une meilleure valeur prédictive positive et que la tomosynthèse reste une alternative pertinente lorsque la lésion n'a pas de corrélat échographique définitif.

13:46

En angioscanner de la tête et du cou, associer une technologie de reconstruction d'image par apprentissage profond à une acquisition de basse énergie (80 kVp) permet de diminuer les doses de radiation (-36 %) et de produit de contraste (-26%) en améliorant la qualité d'image par rapport au protocole standard (100 kVp et reconstruction itérative), conclut un article dans EJR.

7:45

Le repérage percutané guidé par réalité augmentée (RA), réalisé en une seule intervention, est aussi efficace que le guidage par scanner pour la résection de nodules pulmonaires suspects de cancer précoce, indique une étude.
15 Juil

16:00

Evolucare devient le premier éditeur référencé sur les deux volets du couloir Imagerie du Ségur avec son RIS Evolucare Imaging®, après le référencement Ségur de sa DRIMbox, annonce un communiqué de la société.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR