Docteur Imago / La crise sanitaire du COVID-19 a contraint de nombreuses sociétés de radiologie à renoncer à la tenue de leur congrès en 2020. Qu’en est-il des JFR ?

Alain Luciani / Notre volonté est de maintenir les JFR 2020 en présentiel, dans un format adapté, où nous anticipons une application de la distanciation sociale et des recommandations sanitaires. Des éléments du congrès devront sans doute être ajustés. Par exemple, il faut s’interroger sur la façon dont on va faire les ateliers, sur l’organisation des espaces de restauration, la mise à disposition de gel hydroalcoolique, etc. Si cette épidémie perdure, ces préoccupations seront celles de tous les congrès et de tous les événements collectifs qui se tiendront.

D. I. / Le congrès de la Société européenne de radiologie sera entièrement virtuel cette année. La SFR souhaite-elle développer cette option ?

A. L. / Effectivement, nous allons en profiter pour enrichir le contenu virtuel. Ce genre de crise est l’occasion d’apporter des éléments supplémentaires, notamment pour tous nos collègues qui seraient restreints dans leurs déplacements. Je pense d’abord à nos confrères étrangers, surtout hors de l’espace Schengen, pour lesquels les annonces du premier ministre le 19 avril n’étaient pas rassurantes concernant les transports.

D. I. / Les JFR auront lieu dans un peu moins de 6 mois mais la visibilité de la situation reste très limitée dans le temps…

A. L. / Actuellement, personne n’a de réponse définitive concernant les modalités d’organisation. Habituellement, les JFR drainent environ 9 000 participants chaque jour, mais aujourd’hui, VIParis, le gestionnaire du Palais des congrès de Paris, n’a pas encore de doctrine concernant le nombre quotidien de congressistes et le nombre de personnes au m². Malgré tout, au niveau du comité d’organisation, nous devons avancer. On ne peut pas renoncer, sachant que le congrès pourrait se tenir. Nous procédons avec précaution et détermination. Cette situation inédite demande beaucoup de travail.

D. I. / Le congrès dépend de la décision du gouvernement sur l’autorisation des grands rassemblements…

A. L. / Évidemment, mais nous ne savons pas quand cette décision interviendra. Nous sommes obligés d’avancer en souhaitant que la situation sanitaire s’améliore – nous y travaillons suffisamment tous les jours du matin au soir pour l’espérer – et faire en sorte que le congrès puisse se tenir.

Carla FERRAND