Marché de l'imagerie ultrasonore

L’Europe achète moins d’équipement d’échographie haut de gamme

Les pays de l’Union européenne achètent toujours plus d’échographes mais moins de modèles premium que la Chine ou les États-Unis et le Canada, selon un rapport du cabinet Signify Research. Une différence qui tiendrait aux restrictions budgétaires et au phénomène de « migration des fonctionnalités ».

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 03/07/19 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:15 Lecture 1 min.

En 2017, les échographes premium n’auraient constitué que 26 % des achats d’équipements d’imagerie ultrasonore en Europe de l’Ouest. © Benjamin Bassereau - photo d'illustration

L’Europe boude les échographes premium, selon un rapport du cabinet Signify Research 1. En 2017, ces derniers n’auraient constitué que 26 % des achats d’équipements d’imagerie ultrasonore en Europe de l’Ouest et 16 % en Europe de l’Est, contre 41 % en Chine et 44 % aux États-Unis et Canada.

Des avancées bénéfiques pour les patients

Pour Stuart Kusta, analyste chez Signify Research, ce désintérêt pour le haut de gamme n'est pas sans conséquences : « De façon typique, les dernières avancées techniques font leur apparition sur les échographes premium », écrit-il dans le magazine ECR Today, publié à l’occasion du Congrès européen de radiologie 2019. En ignorant ces appareils, les services et cabinets priveraient donc les patients d’une meilleure qualité d’image, d’applications cliniques avancées, d’intelligence artificielle embarquée, ou encore de la fusion d’images.

Les acheteurs attendent la migration des fonctionnalités

Parmi les raisons de ce manque d’attrait pour le premium, l’expert cite

Il vous reste 52% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Notes

1. Rapport présenté lors du Congrès européen de radiologie. https://docs.google.com/viewerng/viewer?url=https://www.myesr.org/sites/default/files/2019-03/ECR+Today+2019_Sunday_March+3.pdf

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

17 Juil

16:00

Des chercheurs nord-américains ont adapté un modèle d'apprentissage profond pour la segmentation de la composition corporelle (muscle, os, graisse) à partir des images scanner volumétriques allant des vertèbres L2 à L4. La méthode s'est montrée plus précise que la technique standard, basée sur une seule coupe axiale en L3, se félicitent-ils dans EJR.

13:30

La TEP-TDM au meta-[18F] fluorobenzylguanidine ([18F]-mFBG) pourrait constituer une alternative plus efficace à la TEMP-TDM au [123I]-metaiodobenzylguanidine (MIBG) pour la stadification et l'évaluation de la réponse tumorale des neuroblastomes, conclut une étude présentée dans Pediatric Radiology.

7:42

GE Healthcare et la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) annoncent leur coopération autour d'un essai sur le traitement du cancer de la prostate par radioligands. L'étude MI-BET évaluera si l'utilisation de marqueurs biologiques et d'imagerie permet de mieux personnaliser les traitements, par exemple en espaçant les séances.
16 Juil

16:59

Une étude rétrospective compare les biopsies mammaires guidées par tomosynthèse et par échographie pour les lésions mammaires non calcifiées, en évaluant leurs caractéristiques et leurs performances diagnostiques. Les résultats montrent que l'échographie présente une meilleure valeur prédictive positive et que la tomosynthèse reste une alternative pertinente lorsque la lésion n'a pas de corrélat échographique définitif.

13:46

En angioscanner de la tête et du cou, associer une technologie de reconstruction d'image par apprentissage profond à une acquisition de basse énergie (80 kVp) permet de diminuer les doses de radiation (-36 %) et de produit de contraste (-26%) en améliorant la qualité d'image par rapport au protocole standard (100 kVp et reconstruction itérative), conclut un article dans EJR.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR