JFR de printemps

Des algorithmes d’IA surévalués et des humains sous-estimés

La démystification de l'intelligence artificielle était au programme des JFR de printemps. Après une phase d'exaltation sur les performances des algorithmes, l'heure est à l'analyse critique, avec quelques déconvenues.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 14/06/21 à 7:00, mise à jour hier à 15:09 Lecture 3 min.

Le 4 juin, une conférence-débat des JFR de printemps a permis d’exposer les mythes et réalités de l’IA en radiologie et de démêler le vrai du faux sur les performances des algorithmes (photo d'illustration). D. R.

Le 4 juin, une conférence-débat des Journées francophones de radiologie (JFR) s’est attelée à exposer les mythes et réalités de l’intelligence artificielle (IA) en radiologie et à démêler le vrai du faux sur les performances des algorithmes.

Un match truqué ?

L’un des principaux mythes fondateurs de l’IA en santé repose sur le fameux match « algorithme vs humain », avec les courbes receiver operating characteristic (ROC) comme échelles d’évaluation entre les performances des radiologues et celles des logiciels. Or, indique Thibaut Jacques, radiologue au CHU de Lille (59), la manière dont sont conçues de nombreuses études ne reflète pas la réalité du terrain : « Souvent, on évalue les humains de façon rétrospective. Mais il a été démontré que si on fait lire à un médecin 100 mammographies en rétrospectif et les mêmes mammographies en prospectif dans la pratique clinique, les performances intrinsèques seront différentes. C’est le « laboratory effect ». Dans les études rétrospectives, les h

Il vous reste 81% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

08 Avr

7:21

Dans une cohorte de dépistage à long terme, la progression de l'emphysème centrolobulaire (CLE), mais pas de l'emphysème paraseptal (PSE), était liée à la progression de la calcification des artères coronaires (CAC), ce qui indique l'importance d'une évaluation détaillée de l'emphysème dans les programmes de dépistage et confirmant que le CLE est un trouble systémique ayant une pertinence pronostique. (source)
07 Avr

16:34

14:32

Dans un communiqué diffusé le 26 mars, la Fédération nationale des médecins radiologues souligne le rôle central de l'imagerie dans le diagnostic de l'endométriose. L'échographie pelvienne est l'examen de première intention, suivie, quand elle est non concluante, de l'IRM pelvienne, rappelle le syndicat.

7:27

Le groupe Vidi annonce la signature d'un partenariat national avec la Fédération Addiction, réseau d'associations et de professionnels de l'addictologie. Il prévoit de faciliter l'orientation vers les structures d'imagerie et les dispositifs spécialisés en addictologie, notamment dans le cadre du dépistage du cancer du poumon, ainsi que des actions conjointes de sensibilisation et de prévention.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR