Tarification en radiologie interventionnelle

« Ni les établissements ni les professionnels ne peuvent travailler à perte »

Malgré l'essor des techniques de radiologie interventionnelle, la valorisation des actes reste un facteur problématique pour la discipline et ceux qui la pratiquent. La radiologue libérale Sophie Aufort milite pour une révision des tarifications et une meilleure reconnaissance de l'expertise interventionnelle.

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Le 06/02/20 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:14 Lecture 4 min.

La radiologue montpelliéraine Sophie Aufort appelle à "dépoussiérer la CCAM" pour inclure des gestes interventionnels innovants. © C. F.

Docteur Imago / Lors de la conférence de presse de la SFR-FRI le 23 janvier 2020, vous évoquiez les problèmes de tarifications en radiologie interventionnelle. De quelle nature sont-ils ?

Sophie Aufort / Il y a deux problèmes de tarification : d’une part les actes, et d’autre part les tarifs d’hospitalisation et donc la valorisation des séjours. Concernant le paiement des actes, la tarification est complètement inadaptée. Il faut dépoussiérer la CCAM car il y a des actes de radiologie interventionnelle qui ne sont plus du tout réalisés. À côté de ça, d’autres actes interventionnels, par exemple les destructions tumorales percutanées, sont faits depuis une quinzaine d’années et ils n’existent toujours pas sur la liste de la CCAM. Il n’y a aucune valorisation. Donc un médecin qui fait ces actes ne touche pas un centime, ni lui ni sa structure hospitalière. C’est véritablement scandaleux.

D. I. / En termes de tarification, vous citez l’exemple de la vertébroplastie qui coûte 303 euros en am

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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