Tribune

Le patient est-il notre client ?

Un véritable débat, qui n’est pas que sémantique, resurgit de temps en temps. Comment devons-nous nommer le patient ? Le vocabulaire que nous utilisons spontanément et plus ou moins inconsciemment fourmille de termes divers qui sous-entendent des visions différentes.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 27/05/20 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 15:15 Lecture 3 min.

Le terme le mieux adapté est peut-être celui de « bénéficiaire final ». Les anglophones parlent d’ailleurs du end-user. Mais il n’est pas d’usage courant. D. R.

Au sens individuel, les médecins parlent de leurs « patients » et pas de leurs « clients ». Mais paradoxalement, et en particulier en pratique libérale, ils n’hésitent pas à parler de leur « clientèle » au sens collectif, terme auquel on substitue désormais souvent le terme « patientèle », néologisme créé par nos amis belges, pour intégrer le double statut du patient : client et souffrant.

Comment nommer le patient ?

Alors comment faut-il nommer le patient : le malade, le patient, la personne soignée, le bénéficiaire de soins, le client, le sujet, le consommateur ou l’usager ? Certains établissements ont choisi d'utiliser le terme de « personne accueillie » pour évoquer les valeurs éthiques qui les animent. Un nouveau terme vient même d’apparaître : l’actient, qui désigne le patient actif, puisque les patients revendiquent de plus en plus d’être acteurs et codécideurs de leurs soins, activement impliqués dans leur prise en charge.

Des mots et des sens cachés

Choisir parmi ces nombreux term

Il vous reste 81% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Hervé LECLET

SANTOPTA Groupe ESPRIMED

Médecin radiologue

Consultant en organisation en imagerie médicale

www.santopta.fr

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

27 Avr

16:06

Edward Wolfgang Lee, radiologue interventionnel à l'Université de Californie Los Angeles (UCLA), a réalisé pour la première fois au monde un shunt splénorénal percutané chez un enfant de 6 ans atteint d'une sévère hypertension portale, annonce un communiqué de presse.

13:02

La réalisation en routine d'un scanner cérébral dans les 24 heures à 48 heures suivant le premier scanner chez un patient admis pour un traumatisme crânien léger est corrélée à une détérioration clinique mais n'affecte pas la prise en charge, conclut une étude présentée dans Emergency Radiology.

7:30

Un acquisition single-shot de ciné-IRM augmentée par intelligence artificielle produit une mesure de la fonction ventriculaire comparable à celle d'une acquisition de ciné-IRM conventionnelle. Particulièrement utile pour les patients arythmiques, selon un article de Radiology.
24 Avr

17:31

Une étude publiée dans Scientific Reports a évalué la capacité de GPT-4o à standardiser les recommandations de suivi à partir de comptes rendus de radiologie, en les comparant à celles de radiologues humains sur 100 cas cliniques. Les résultats montrent que GPT-4o atteint une qualité globale comparable à un radiologue expérimenté et supérieure à un interne.

7:30

En 2024, les radiologues n’ont reçu que 0,76 % des financements de recherche de la part de l’industrie (90,4 millions de dollars), avec une forte concentration sur une minorité d’entre eux. La part de la radiologie dans le financement total a diminué entre 2019 et 2024 (de 1,34 % à 1,06 %), suggérant un soutien limité et en déclin (étude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR