Financiarisation

Quelle est votre opinion sur la financiarisation de la radiologie ?

Face à l’appel du pied toujours plus insistant des structures financières auprès des cabinets de radiologie, les avis des médecins sont très partagés, entre rejet total et attrait pour une association censée pérenniser et développer l’activité.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 03/10/22 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:11 Lecture 4 min.

« Si un directeur financier estime que les radiologues ne font pas tourner l’appareil de façon suffisante, il va éventuellement aller chercher d’autres spécialités », prévient Laurent Verzaux (photo d'illustration). D. R.

« La financiarisation entraîne une perte de qualité de la prise en charge des patients »

Jean-Philippe Masson, cogérant du groupe Tivoli Dôme Imagerie (Carcassonne) et président de la FNMR

En aucune façon je ne compte m’associer à un groupe financier : quand ce dernier prend la majorité dans un cabinet, les radiologues n’ont plus la main sur l’organisation de l’entreprise. De plus, le groupe financier a pour objectif d’augmenter la rentabilité pour faire une plus-value, puis revendre à un autre groupe financier. Cela diffère des radiologues libéraux, qui ont aussi une logique d’entreprise mais sont médecins avant d’être entrepreneurs. Or, à partir du moment où on ne vise que la rentabilité, on est beaucoup moins regardant sur la pertinence des examens, et on refuse certains examens pour privilégier ceux qui vont coûter plus cher. Il y a donc une perte de la qualité de la prise en charge des patients.
Les financiers prétendent que leur entrée au capital va permettre aux radiologues d’obten

Il vous reste 82% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

13 Juil

13:00

Trois systèmes de détection assistée par ordinateur (AI-CAO) basés sur l’IA ont démontré leur potentiel à détecter les signes précoces du cancer du sein jusqu’à 6 ans avant le diagnostic sur des examens de mammographie provenant d’une grande population de dépistage en Suède (communiqué).

8:30

Le scanner corps entier à ultra-basse dose associé à un algorithme de reconstruction par intelligence artificielle (SR-DLR) permet de réduire d'environ 70 % l'exposition aux rayonnements tout en conservant une excellente qualité d'image et des performances diagnostiques élevées pour la détection des maladies viscérales et métastatiques des tissus mous chez les patients sous surveillance du cancer, indique une étude parue dans European Journal of Radiology.
10 Juil

16:20

l'IRM mammaire préopératoire ne serait pas associée à une amélioration de la survie sans récidive ou de la survie globale chez les femmes atteintes de carcinome canalaire in situ (DCIS) (étude).

13:19

Une étude indienne suggère que l'IRM multiparamétrique permettrait de distinguer les cancers du sein luminaux des cancers du sein non luminaux à partir de marqueurs non invasifs.

7:17

Les applications d'IA générative à usage général ne doivent pas être utilisées pour produire des images radiologiques à des fins de formation pour les étudiants en imagerie, prévient une étude. Sur 220 images générées par des application IA, seules 8,6 % ont été jugés appropriées par des radiologues pédiatriques américains.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR