Hubert Ducou Le Pointe

« Actuellement, on met toutes les missions sur l’hôpital public »

Chef du service de radiopédiatrie de l’hôpital Armand-Trousseau – AP-HP, Hubert Ducou Le Pointe analyse les attentes colossales qui pèsent sur l’hôpital public, entre réformes inachevées et déficit d’attractivité.

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Le 21/03/22 à 8:00, mise à jour le 11/09/23 à 13:30 Lecture 9 min.

« On demande beaucoup d’efforts à l'hôpital public, et c’est normal, mais il faut se demander si on met les moyens qu’il faut pour répondre à toutes ces missions », avance Hubert Ducou Le Pointe. © C. F.

Docteur Imago / La radiopédiatrie souffre de nombreuses difficultés, notamment en ce qui concerne les vocations et la valorisation. Quel est votre constat sur cette surspécialité ?

Hubert Ducou Le Pointe / La radiopédiatrie est vue comme une discipline très hospitalière par les internes. En réalité, l’imagerie des enfants constitue environ 12 % de l’activité en ville. C’est une activité qui prend plus de temps que l’imagerie des adultes et qui n’est pas forcément bien valorisée dans tous ses aspects. De plus, elle n’est pas facile à mettre en place en secteur 1. Mais cela va peut-être changer, car les regroupements des cabinets d’imagerie font que les grosses structures recherchent des radiopédiatres. Il y a une patientèle et il faut répondre à cette demande.

D. I. / Chez les jeunes médecins, on parle beaucoup de la perte de vocation pour les carrières hospitalières et universitaires. Est-ce votre ressenti ?

H. D. L. P. / On s’interroge beaucoup sur les carrières hospitalières et univers

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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