Franck Semah

« Il y a un décalage entre la place du CHU dans le système de santé et les moyens qui lui sont alloués »

Franck Semah est médecin nucléaire au CHU de Lille et coordonnateur du groupe des chefs de pôles d’imagerie des CHU. Il fait part des difficultés auxquelles sont confrontés les établissements en matière d’investissement et de gouvernance, et plaide pour une organisation plus simple et plus équilibrée des CHU.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 18/03/21 à 8:00, mise à jour hier à 15:05 Lecture 8 min.

« Je ne vois pas de différence entre le monde d’aujourd’hui et le monde d’il y a un an en matière de prise de décision et de discussion dans les établissements », confie Franck Semah. © C. F.

Docteur imago / Pourquoi avoir créé un groupe de chefs de pôle d’imagerie des CHU ?

Franck Semah / Il y a trois ans, j’ai lancé ce groupe sur le réseau social WhatsApp avec mon collègue, le professeur Philippe Douek de Lyon, pour échanger sur les choses positives que chacun avait mises en place dans son pôle, et mettre en commun les bonnes idées. Il y a un vrai besoin de discuter et de travailler ensemble, partout, en intra-CHU comme en inter-CHU.

D. I. / Dans un communiqué diffusé en juin 2020, les chefs de pôles d’imagerie alertaient sur les difficultés croissantes auxquelles font face les CHU. Quelles sont-elles ?

F. S. / Il y a une grande hétérogénéité des CHU, les fonctionnements et les difficultés des uns et des autres ne sont pas les mêmes. Les CHU ont grandi en taille ; ce sont de très grosses machines qui ont une inertie énorme. Les relations entre administration et soignants ont évolué. Nous avons des difficultés de gros établissements difficiles à gérer en temps de restriction,

Il vous reste 91% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

02 Sep

16:40

L’analyse quantitative de la perfusion en IRM DCE fournirait une valeur diagnostique significative pour différencier le gliome diffus de la ligne médiane (DMG) et le glioblastome de la ligne médiane (mGBM), des tumeurs particulièrement agressives qui nécessitent des stratégies thérapeutiques distinctes, de manière non invasive chez les patients pédiatriques et les jeunes adultes. (Etude)

13:32

7:30

Selon une étude française, l'évaluation du profil de rehaussement tardif au gadolinium du septum interauriculaire et des parois auriculaires permettrait de mieux différencier l'amylose cardiaque de ses phénocopies.
01 Sep

16:52

L'échographie en mode B, l'élastographie par ondes de cisaillement (SWE) et l'imagerie microvasculaire Superb Microvascular Imaging (SMI) permettraient de différencier les tumeurs des tissus mous bénignes des tumeurs non bénignes. (Etude)

14:43

La classification O-RADS IRM montre une grande efficacité diagnostique dans le triage des masses annexielles, et l'intégration de courbe d'intensité semi-quantitative du rehaussement permettrait d'améliorer la spécificité et la valeur prédictive positive de l'IRM O-RADS (étude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR