Innovation franco-japonaise

Des chercheurs étudient le potentiel de l’élastographie virtuelle par IRM de diffusion

Des chercheurs du CEA et de l’université de Yamashi au Japon ont réalisé une étude sur l’utilisation de l’élastographie virtuelle par IRM de diffusion, une innovation qui ouvre de nouvelles perspectives pour la caractérisation des lésions hépatiques.

Le 16/06/17 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:20 Lecture 1 min.

L’élastographie virtuelle par IRM de diffusion permet fournir des estimations quantitative de la dureté des tissus sans utiliser de vibrations mécaniques. Cette image représente un élastogramme virtuel d'une tumeur cancéreuse du sein calculé à partir de deux images par IRM de diffusion. © CEA / Université de Yamashi

Publiée dans la revue Radiology du mois de juin, l’étude du CEA et de l’Université de Yamashi analyse le potentiel de l’IRM de diffusion pour fournir des estimations quantitative de la dureté des tissus sans utiliser de vibrations mécaniques chez des patients atteints de maladies hépatiques chroniques. « À partir des images d’élasticité obtenues par IRM de diffusion, il est possible de produire un nouveau type de contraste, simulant le passage d’ondes de cisaillement de n’importe quelle fréquence ou amplitude dans les tissus, sans les difficultés techniques de l’IRMe, révélant l’hétérogénéité de la structure des tissus, notamment dans les tumeurs », indique le CEA dans son communiqué.

© CEA / Université de Yamashi

Elastogramme virtuel du foie chez un patient atteint d'une fibrose de type 4 © CEA / Université de Yamashi

Des perspectives d’applications en cancérologie

Le texte scientifique précise que l’étude a été menée de janvier à avril 2016 sur 15 sujets d’une moyenne d’âge de 73 ans. L’élastographie par IRM et l’IRM de diffusion ont été réalisées à 3T. Les chercheurs concluent que « l’IRM de diffusion peut être convertie quantitativement en module de cisaillement sans utiliser de vibrations mécaniques pour fournir des informations sur le degré de fibrose hépatique ». Le CEA précise que des études sur l’élastographie virtuelle par IRM de diffusion sont en cours de validation pour d’autres pathologies, notamment sur les tumeurs du sein et de la prostate.

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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