Tarification des actes

Peut-on développer la radiologie interventionnelle en structure privée ?

Selon une étude menée par des radiologues du Pays Basque, il est possible de pratiquer la radiologie interventionnelle en structure privée sans perdre de l’argent. À condition de jouer sur la durée d’hospitalisation et d’ajuster les dépassements d’honoraires en fonction des complémentaires des patients.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 15/01/18 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 14:25 Lecture 1 min.

Selon une étude présentée au Journées francophones de radiologie, le forfait CCAM des actes de radiologie interventionnelle ne couvre pas le coût des consommables (photo d'illustration). © Benjamin Bassereau

La radiologie interventionnelle en structure privée, c’est compliqué mais possible, conclut une étude menée au sein du groupe privé Côte Basque imagerie médicale. Pour y parvenir, expliquent ses auteurs, il faut jouer sur les dépassements d’honoraires « en fonction de la mutuelle du patient », et ajuster la durée d’hospitalisation pour valoriser le groupe homogène de séjour (GHS). Ce travail de recherche a fait l’objet d’une présentation aux Journées francophones de radiologie (JFR) d’octobre 2017 [1].

Une étude prospective sur 165 patients

Olivier Bonnefoy, radiologue, et ses confrères, ont travaillé de manière prospective sur 165 patients hospitalisés en radiologie interventionnelle. Pour chacun d’entre eux, « il a été calculé le coût du consommable, le prix de l’acte CCAM, l’éventuel dépassement d’honoraire (en fonction de la mutuelle du patient) et le prix du forfait d’hospitalisation ».

1 042 € de GHS en moyenne pour un acte moyen à 367,30 €

En moyenne, le prix du GHS pour ces actes e

Il vous reste 62% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Bonnefoy O., Hecquet B., et coll. « La radiologie interventionnelle en structure privée : étude financière, retour d’expérience », Journées francophones de radiologie, 14 octobre 2017. http://jfr2017.event.y-congress.com/scientificprocess/schedule/index.html#filters=[{%22name%22:%22fulltext%22,%22values%22:[%22structure%20priv%C3%A9e%22]}]. Site consulté le 10 janvier 2018.
  2. Aufort S., Vernhet-Kovacsik H., Simonnet J.-A., « Radiologie interventionnelle en ambulatoire », Webzine de la HAS, 15 octobre 2015. https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2562785/fr/radiologie-interventionnelle-en-ambulatoire. Site consulté le 10 janvier 2018.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

09 Jan

16:11

Une étude publiée dans BMC Urology a évalué la capacité de plusieurs grands modèles de langage à classer des comptes rendus d’IRM de la prostate selon le système PI-RADS v2.1. Le modèle GPT-o1 montre la meilleure concordance avec les radiologues, mais tous les modèles présentent des limites pour les lésions PI-RADS 3.

13:08

Chez les patients atteints d'occlusion aiguë des grands vaisseaux (LVO) de l’ACM et de sténose de l’artère intracrânienne sous-jacente traitée par stent de secours, l’administration préalable d’une thrombolyse intraveineuse n’est pas associée à une augmentation du risque d’hémorragie intracrânienne symptomatique ni de la mortalité à 90 jours (étude).

7:30

Un modèle de classification ternaire radiologique a obtenu des performances diagnostiques « excellentes » pour différencier les lésions pulmonaires sur des images de scanner, selon des résultats publiés dans Radiology.
08 Jan

15:17

Des chercheurs ont introduit un nouveau marqueur tumoral IRM appelé « signe sombre-clair-obscur » et suggèrent qu’il peut aider à prédire la métastase des ganglions lymphatiques chez les patients atteints d’un cancer rectal, selon une étude publiée dans Radiology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR