Angioscanner

Simple énergie contre double énergie pour l’embolie pulmonaire

Deux radiologues ont débattu pendant le Symposium sur le scanner volumique de l’utilité de l’angioscanner double énergie pour diagnostiquer l’embolie pulmonaire. Gilbert Ferretti défend ses avancées, parmi lesquelles sa plus faible consommation de produit de contraste, tandis que Marie-Pierre Revel critique son manque de spécificité et sa plus forte irradiation.

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Le 12/02/18 à 16:00, mise à jour aujourd'hui à 15:07 Lecture 4 min.

Lors des « matchs » du Symposium sur le scanner volumique de Nancy, Marie-Pierre Revel et Gilbert Ferretti se sont affrontés sur le thème de l'angioscanner simple VS double énergie. © C. F.

L’angioscanner pour l’embolie pulmonaire, simple ou double énergie ? Le 30 janvier dernier, un débat organisé par le Symposium sur le scanner volumique a opposé deux spécialistes de la question - dans une ambiance bon enfant. D’un côté, Marie-Pierre Revel, radiologue à l’hôpital Cochin (Paris), partisane de la technique traditionnelle ; de l’autre, Gilbert Ferretti, radiologue au CHU de Grenoble, adepte de la double énergie.

« Une fausse bonne idée »

Pour la première, l’utilisation du scanner double énergie « est une fausse bonne idée pour l’embolie pulmonaire ». Pour appuyer sa démonstration, elle invoque un héros de la mythologie grecque au destin funeste : Icare. « I comme inutile, parce que l’angioscanner thoracique est une technique fiable pour le diagnostic de l’embolie pulmonaire. C’est de la médecine basée sur les preuves qui repose sur des travaux de suivi clinique, avec des cohortes très importantes. » Elle cite ainsi une étude de Marc Righini publiée dans The Lancet en 2008. «

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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