IRM fonctionnelle

L’addiction au jeu en ligne n’affecte pas le cerveau des hommes et des femmes de la même manière

D’après une étude réalisée grâce à l’IRM fonctionnelle et présentée fin 2018 au Congrès de la Société nord-américaine de radiologie, la pratique addictive du jeu vidéo en ligne affecterait une zone du cerveau qui pourrait être liée à l’impulsivité chez les hommes, mais pas chez les femmes.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 13/02/19 à 8:00, mise à jour hier à 15:17 Lecture 3 min.

Les images montrent les résultats de la connectivité fonctionnelle (FC). A : Les images montrent les régions du cerveau avec des interactions sexuelles (hommes, femmes) et diagnostiques (Internet Gaming Disorder, Health Control) dans la FC. B : Les participants masculins atteints d'un trouble du jeu sur Internet présentaient des valeurs de FC plus faibles entre la partie orbitale du gyrus frontal supérieur gauche et le cortex cingulaire postérieur, le gyrus angulaire droit et le cortex préfrontal dorsolatéral droit que les témoins sains masculins. Les participants masculins atteints d'un trouble du jeu sur Internet présentaient des valeurs de FC inférieures entre la partie orbitale du gyrus frontal supérieur gauche et le cortex cingulaire postérieur que les participants féminins atteints d'un trouble du jeu sur Internet. D. R.

Tous les chercheurs ne sont pas d’accord mais, pour certains d’entre eux, la pratique excessive des loisirs vidéoludiques est une addiction au même titre que l’alcoolisme, particulièrement lorsqu’il s’agit des jeux sur internet. « Le trouble du jeu en ligne (internet gaming disorder) est devenu une préoccupation de santé publique au niveau mondial, aussi bien chez les adolescents que chez les jeunes adultes », affirme ainsi Yawen Sun, dans un communiqué diffusé par la Société nord-américaine de radiologie (RSNA), en novembre 2018.

Première recherche basée sur le sexe

Au dernier congrès de la société, qui s’est tenu du 25 novembre au 1er décembre à Chicago, cette radiologue, qui exerce à l’école de médecine de l’université Jiao Tong, de Shanghai, en Chine, a présenté une étude sur la façon dont le jeu en ligne compulsif modifie la fonction cérébrale et le comportement chez les hommes et chez les femmes. « Aucune recherche n’avait encore exploré de potentielles différences entre les sexes

Il vous reste 79% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

17 Juil

16:00

Des chercheurs nord-américains ont adapté un modèle d'apprentissage profond pour la segmentation de la composition corporelle (muscle, os, graisse) à partir des images scanner volumétriques allant des vertèbres L2 à L4. La méthode s'est montrée plus précise que la technique standard, basée sur une seule coupe axiale en L3, se félicitent-ils dans EJR.

13:30

La TEP-TDM au meta-[18F] fluorobenzylguanidine ([18F]-mFBG) pourrait constituer une alternative plus efficace à la TEMP-TDM au [123I]-metaiodobenzylguanidine (MIBG) pour la stadification et l'évaluation de la réponse tumorale des neuroblastomes, conclut une étude présentée dans Pediatric Radiology.

7:42

GE Healthcare et la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) annoncent leur coopération autour d'un essai sur le traitement du cancer de la prostate par radioligands. L'étude MI-BET évaluera si l'utilisation de marqueurs biologiques et d'imagerie permet de mieux personnaliser les traitements, par exemple en espaçant les séances.
16 Juil

16:59

Une étude rétrospective compare les biopsies mammaires guidées par tomosynthèse et par échographie pour les lésions mammaires non calcifiées, en évaluant leurs caractéristiques et leurs performances diagnostiques. Les résultats montrent que l'échographie présente une meilleure valeur prédictive positive et que la tomosynthèse reste une alternative pertinente lorsque la lésion n'a pas de corrélat échographique définitif.

13:46

En angioscanner de la tête et du cou, associer une technologie de reconstruction d'image par apprentissage profond à une acquisition de basse énergie (80 kVp) permet de diminuer les doses de radiation (-36 %) et de produit de contraste (-26%) en améliorant la qualité d'image par rapport au protocole standard (100 kVp et reconstruction itérative), conclut un article dans EJR.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR