Internat

« L’intelligence artificielle est sur toutes les lèvres dès qu’on parle de radiologie »

Alexandre Nérot est interne de radiologie à Grenoble. Très investi dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), il s’applique à tordre le cou aux idées reçues et à faire passer le message aux futures générations de médecins.

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Le 13/10/20 à 7:00, mise à jour hier à 15:13 Lecture 3 min.

Interne en radiologie à Grenoble, Alexandre Nérot a fait de l'IA le pivot de ses travaux de thèse. D. R.

Docteur Imago / Quelle est votre vision de l’IA en tant qu’interne de radiologie ?

Alexandre Nérot / J’ai un côté un peu technophile et geek qui fait que je ressens un attrait pour l’IA. C’est une technologie que j’ai choisi de prendre à bras le corps. Quand j’ai débuté  l’internat de radiologie en 2016, on commençait à peine à parler de l’IA. Cette même année, Geoffrey Hinton avait dit lors d’une conférence que d’ici cinq ans, le deep learning ferait mieux que les radiologues​. Quand on part sur cinq ans d'études et un projet de carrière, ce genre de phrase ne laisse pas indifférent. Donc on a tendance à au moins se poser la question et à s’intéresser au sujet.  Je pense évidemment que l’IA ne remplacera pas les radiologues, tout comme les systèmes de pilotage automatique n’ont pas fait disparaître les pilotes d’avions.

D. I./ Avez-vous été confronté à des remarques ou des questions qui vous ont fait douter de votre choix ?

A. N. / Lorsque j’ai commencé mon internat, quand je parlais de

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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