Imagerie du premier épisode psychotique

À Lille, neuroradiologues et psychiatres s’épaulent au profit de la recherche

Au CHU de Lille, des praticiens coopèrent depuis plusieurs années autour de la prise en charge des patients présentant un premier épisode psychotique. Dans le cadre du projet pilote PSYMAC (59), les neuroradiologues ont mis une IRM de recherche à la disposition des psychiatres.

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Le 19/01/21 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:13 Lecture 7 min.

Une jeune patiente est prise en charge au service de neuro-imagerie du CHU de Lille pour un examen du protocole PSYMAC © C. F.

Ce jeudi matin, à l’hôpital Roger-Salengro du CHU de Lille (59), une jeune patiente se présente à l’IRM pour un examen du protocole PSYMAC. Elle a 12 ans. Un peu gauche, toute frêle dans son jean déchiré aux genoux, elle écoute les instructions de Chloé Crinquette et Adrien Detombe, les deux manips qui l’installent sur la machine. L’examen anatomique et fonctionnel de son cerveau doit durer 50 minutes. « Les psychiatres ont la consigne de prévenir que c’est un examen long », explique le neuroradiologue Olivier Outteryck.

Une IRM dans les 15 jours

Les patients souffrant d’un premier épisode psychotique présentent des symptômes très variés qui peuvent associer hallucinations visuelles et/ou auditives, éléments délirants, désorganisation, dépression ou exaltation de l’humeur. « Face à ce tableau clinique très riche, il est parfois difficile d’écarter un certain nombre de diagnostics différentiels, d’où l’intérêt de l’imagerie comme outil supplémentaire », souligne le pédopsychiatre Renaud J

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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