Tensions d'approvisionnement

Des pénuries de médicaments affectent la prise en charge des patients

Depuis la pandémie de Covid-19, les pénuries de médicaments se sont aggravées et les signalements auprès de l'ANSM affichent une hausse continue depuis 2020. Ces tensions concernent également plusieurs solutions injectables utilisées par des radiologues lors des infiltrations, impactant ainsi la qualité de prise en charge des patients.

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Le 26/09/23 à 15:30, mise à jour hier à 14:07 Lecture 3 min.
Photo prétexte médicaments

Selon l’Académie nationale de médecine, qui relaie les données de l’ANSM, le nombre de signalements de risque et/ou de rupture d’approvisionnement est passé de 871 en 2018 à 2 200 en 2020, 2 160 en 2021, 2 378 en 2022, pour atteindre plus de 3 500 en 2023. Stevepb sur pixabay

Constatées depuis plusieurs années, les tensions d’approvisionnement, voire les pénuries de médicaments, sont de plus en plus fréquentes au niveau national, compromettant la qualité des soins et la prise en charge des patients. « Cette pénurie frappe des médicaments de prescription courante, princeps et génériques, largement utilisés non seulement en médecine générale mais aussi en médecine spécialisée, dans les maladies chroniques et en chirurgie », alerte l’Académie de médecine, qui précise qu’une pénurie d’un médicament est constatée lorsque ce dernier n’est pas dispensé 72 heures après la présentation de l’ordonnance.

Des ruptures de solutions injectables

En imagerie, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) signalait cet été des ruptures de stocks et des pénuries de solutions injectables comme le bétaméthasone (Diprostène®), le prednisolone acétate (Hydrocortancyl®), le triamcinolone hexacétonide (Hexatrione®) ou encore la lidocaïne chlorhydra

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Solenn Duplessy

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