Tensions d'approvisionnement

Des pénuries de médicaments affectent la prise en charge des patients

Depuis la pandémie de Covid-19, les pénuries de médicaments se sont aggravées et les signalements auprès de l'ANSM affichent une hausse continue depuis 2020. Ces tensions concernent également plusieurs solutions injectables utilisées par des radiologues lors des infiltrations, impactant ainsi la qualité de prise en charge des patients.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 26/09/23 à 15:30, mise à jour le 02/10/23 à 9:21 Lecture 3 min.
Photo prétexte médicaments

Selon l’Académie nationale de médecine, qui relaie les données de l’ANSM, le nombre de signalements de risque et/ou de rupture d’approvisionnement est passé de 871 en 2018 à 2 200 en 2020, 2 160 en 2021, 2 378 en 2022, pour atteindre plus de 3 500 en 2023. Stevepb sur pixabay

Constatées depuis plusieurs années, les tensions d’approvisionnement, voire les pénuries de médicaments, sont de plus en plus fréquentes au niveau national, compromettant la qualité des soins et la prise en charge des patients. « Cette pénurie frappe des médicaments de prescription courante, princeps et génériques, largement utilisés non seulement en médecine générale mais aussi en médecine spécialisée, dans les maladies chroniques et en chirurgie », alerte l’Académie de médecine, qui précise qu’une pénurie d’un médicament est constatée lorsque ce dernier n’est pas dispensé 72 heures après la présentation de l’ordonnance.

Des ruptures de solutions injectables

En imagerie, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) signalait cet été des ruptures de stocks et des pénuries de solutions injectables comme le bétaméthasone (Diprostène®), le prednisolone acétate (Hydrocortancyl®), le triamcinolone hexacétonide (Hexatrione®) ou encore la lidocaïne chlorhydra

Il vous reste 81% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Solenn Duplessy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

06 Fév

16:08

Des chercheurs ont développé et validé un modèle de deep learning entièrement automatisé pour détecter et mesurer les masses surrénaliennes sur des scanners abdominaux injectés. Le modèle a le potentiel d’améliorer les taux de détection des lésions et de faciliter leur prise en charge précoce, indique l'étude.

13:06

Une étude publiée dans Radiology montre que le compte rendu structuré améliore l’efficacité des radiologues en réduisant le temps de rédaction et en recentrant l’attention visuelle sur l’image, par rapport au texte libre. L’ajout de l’intelligence artificielle augmente la précision diagnostique.

7:30

Une étude rétrospective montre que le score Node-RADS basé sur l’IRM offre une excellente précision diagnostique pour la détection des métastases ganglionnaires chez les patients atteints de cancer du rectum, avec une performance supérieure aux critères de taille et aux comptes rendus IRM classiques.
05 Fév

16:36

Le centre hospitalier Agen-Nérac (47) a mis en service le 26 janvier 2026 une nouvelle salle de radiologie numérisée sur son site de Nérac. D’un montant de 185 000 €, cet investissement améliore la qualité des diagnostics tout en réduisant l’exposition aux rayons, informe actu.fr.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR