Génétique

Des IRM cérébrales répétées endommagent les chromosomes mais moins que le scanner

Les IRM répétées du cerveau sont associées à une augmentation du nombre d'anomalies chromosomiques, selon une étude longitudinale basée sur l'analyse des lymphocytes de 13 volontaires sains. Les dommages sont moins fréquents et de nature différente de ceux observés après des examens de scanner.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 06/04/22 à 7:00, mise à jour aujourd'hui à 15:11 Lecture 2 min.

Les chercheurs ont observé un doublement de la fréquence des cellules aux chromosomes endommagés chez les patients qui ont passé des examens d'IRM à répétition (photo d'illustration). © Carla Ferrand

Les examens d’IRM cérébrale à répétition sont associés à une faible augmentation du nombre d'anomalies chromosomiques, en tout cas moindre que celle observée après des examens de scanner. C'est la conclusion d'un article publié le 3 mars dans European Radiology Experimental [1], qui compile les résultats d'une étude longitudinale menée sous l'égide du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Ses auteurs ont analysé la fréquence des anomalies chromosomiques présentes dans les lymphocytes en métaphase chez 13 volontaires sains âgés de 27 à 40 ans, qui ont passé entre 10 et 26 IRM 3 T cérébrales en l'espace de 3 ans.

Deux fois plus des cellules endommagées en cas d’IRM répétées

Premier constat : un unique examen d’IRM 3 T n'a aucun effet significatif sur la proportion d'anomalies chromosomiques recensés dans les lymphocytes du sang périphérique, a contrario d'un examen de scanner [2]. Le tableau se complique pour les

Il vous reste 73% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Herate C., Brochard P., De Vathaire F. et coll., « The effects of repeated brain MRI on chromosomal damage », European Radiology Experimental, 2022, vol. 6, n° 12. DOI : 10.1186/s41747-022-00264-2
  2. Abe Yu, Miura T., Yoshida M. A. et coll., « Increase in dicentric chromosome formation after a single CT scan in adults », Scientific Reports, 2015, vol. 5, n° 13882. DOI : 10.1038/srep13882.
  3. Fatahi M., Reddig A., Vijayalaxmi et coll., « DNA double-strand breaks and micronuclei in human blood lymphocytes after repeated whole body exposures to 7T magnetic resonance imaging », NeuroImage, juin 2016, vol. 133, p. 288-293. DOI : 10.1016/j.neuroimage.2016.03.023.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

22 Août

15:00

Le grand modèle de langage GPT-4o (Open AI) a montré de « hautes performances » pour traduire des comptes rendus d'imagerie de l'allemand à l'anglais, au français et à l'espagnol, rapporte un article publié dans European Journal of Radiology. En revanche, la traduction vers le russe était moins adéquate.
21 Août

14:21

L'utilisation d'une séquence à temps d'echo ultra court (UTE) améliorerait la gestion des artefacts de susceptibilité magnétique ainsi que l'efficacité et la sécurité des biopsies musculosquelettiques à l'aiguille guidées par IRM, selon une étude.

7:20

Dans le domaine de la neuroradiologie interventionnelle, les femmes seraient largement désavantagées par rapport aux hommes, selon un enquête de la Société européenne de neuroradiologie (ESNR). Des cas de harcèlement, de discrimination, d'épuisement professionnel et de non-accès à des postes de leadership ont été fréquemment rapportés.
20 Août

14:17

L'embolisation transvaginale serait faisable, sûre et efficace pour traiter de manière complémentaire les femmes souffrant de douleurs pelviennes persistantes après avoir été traitées pour des troubles veineux pelviens (Etude).

7:24

L'échographie super-résolution permettrait de mettre en évidence l'architecture microvasculaire et l'hétérogénéité des tumeurs rénales malignes. Son association avec l'échographie de contraste serait prometteuse pour améliorer la précision du diagnostic différentiel. (Etude)
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR