Imagerie oncologique

L’analyse par IRM des variations périphériques des sarcomes permettrait d’évaluer la réponse à la chimiothérapie

À Bordeaux, une équipe de l’Institut Bergonié a réalisé une étude sur les variations périphériques des sarcomes des tissus mous. Dans leurs travaux ils mettent en évidence l’apport de l’IRM pour évaluer l’efficacité du traitement et le pronostic de survie des patients.

Le 25/01/19 à 16:00, mise à jour hier à 15:16 Lecture 1 min.

L'évaluation IRM des tissus environnants les sarcomes avant, pendant et après une chimiothérapie néoadjuvante permettrait de prédire la réponse au traitement. © Benjamin Bassereau - photo d'illustration

Des médecins de l’Institut Bergonié à Bordeaux ont récemment démontré le potentiel de l’IRM pour prédire la réponse à la chimiothérapie néoadjuvante pour le traitement des sarcomes des tissus mous. Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans la revue European Journal of Radiology. L’équipe, menée la radiologue Amadine Crombé, s’est penchée sur l’évaluation IRM des tissus environnants les sarcomes avant, pendant et après une chimiothérapie néoadjuvante.

Sarcomes des tissus mous de haut grade

Pour cette étude rétrospective monocentrique, 57 patients (âge médian 58 ans) atteints de sarcomes des tissus mous de haut grade ont été inclus. « Tous ont été traités par 5 ou 6 cycles de chimiothérapie néoadjuvante à base d’anthracycline, par chirurgie et par radiothérapie adjuvante et ont passé une IRM avec une administration de chélates de gadolinium avant le traitement et après deux ou trois cycles de chimiothérapie néo-adjuvante », détaillent les auteurs. 37 patients ont également passé une IRM préopératoire après cinq ou six cycles de traitement.

Une réduction de la survie

Deux radiologues ont passé en revue les examens pour évaluer le caractère infiltrant en IRM et l’œdème rehaussé, et leurs changements qualitatifs durant la chimiothérapie néoadjuvante. En analysant les variations de la périphérie tumorale, l’équipe bordelaise a constaté que l’œdème rehaussé et le caractère infiltrant en IRM étaient corrélés avec une réduction de la survie sans maladie et de la survie globale.

Une évaluation « attentive » qui peut orienter le traitement

Au vu de leurs résultats, les auteurs soulignent l’importance de l’évaluation attentive des variations périphériques des sarcomes des tissus mous pendant la chimiothérapie néoadjuvante car elles peuvent apporter des informations essentielles sur la réponse au traitement et le pronostic du patient.

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

09 Avr

7:11

Une étude prospective comparant la radiographie conventionnelle à une reconstruction avancée 3D montre que cette dernière détecte toutes les fractures des membres avec une sensibilité de 100 %, contre 46,7 % pour la méthode classique, tout en conservant une excellente spécificité et qualité d’image. Son utilisation aux urgences pourrait améliorer la précision diagnostique, réduire les examens complémentaires et accélérer la prise en charge des patients.
08 Avr

16:29

Les images monoénergétiques virtuelles, combinées à des algorithmes de réduction des artefacts métalliques créées à partir de scanners à comptage photonique (PCCT), permettent une excellente visualisation des anévrismes intracrâniens préalablement traités et des vaisseaux adjacents, indique une étude. L’extension de ces résultats à des applications cliniques préliminaires chez l’humain s’avère également possible.

14:28

L'évaluation préopératoire par IRM permettrait une mesure précise des lésions de carcinome canalaire in situ (CCIS) et a un taux de chirurgie conservatrice du sein plus élevé chez les patientes atteintes de CCIS. Cependant, l'évaluation préopératoire n'a pas d'impact sur le contrôle local de la maladie. (Etude)

7:21

Dans une cohorte de dépistage à long terme, la progression de l'emphysème centrolobulaire (CLE), mais pas de l'emphysème paraseptal (PSE), était liée à la progression de la calcification des artères coronaires (CAC), ce qui indique l'importance d'une évaluation détaillée de l'emphysème dans les programmes de dépistage et confirmant que le CLE est un trouble systémique ayant une pertinence pronostique. (source)
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR