Imagerie musculosquelettiques

L’apport de l’élastographie peu significatif pour évaluer les masses musculosquelettiques

Une étude britannique portant sur le rôle de l’élastographie Shear Wave® dans l’évaluation des masses musculo-squelettiques des tissus mous, montre peu d’associations statistiquement significatives entre la vitesse des ondes de cisaillement et la malignité.

Le 02/06/17 à 15:00, mise à jour aujourd'hui à 14:33 Lecture 1 min.

L'étude précise que 39,5% des masses qui apparaissent principalement en bleu sont malignes. © Pass, B., Jafari, M., Rowbotham, E. et al. Eur Radiol (2017)

« Les statistiques montrent que l’élastographie ne présente pas un rôle additionnel significatif pour l’évaluation de la lésion » indiquent des chercheurs britanniques dans une étude publiée dans la revue scientifique de la Société européenne de radiologie. Cette étude analyse le rôle de l’élastographie Shear Wave® dans l’évaluation des masses musculo-squelettiques des tissus mous.

105 masses analysées

L’élastographie Shear Wave® est une technologie conçue pour analyser la dureté des tissus. Afin de déterminer son rôle dans l’évaluation des masses musculosquelettiques des tissus mous, des chercheurs du Chapel Allerton Hospital de Leeds (Royaume-Uni) ont réalisé une étude sur 105 patients référencés pour une biopsie dans un centre expert des sarcomes. Tous les participants ont passé un examen d’élastographie Shear Wave® quantitative et qualitative en mode B.

« Pas d’association significative »

« Sur les 105 masses, 39 étaient malignes et 6 n’avaient pas d’histologie, mais présentaient des caractéristiques bénignes à 12 mois », rapporte l’étude. Les scientifiques précisent que les masses qualitativement malignes tendent à apparaître en bleu, 39,5 % des masses qui apparaissent principalement en bleu sont malignes, en comparaison avec les 14,3 % de lésions qui apparaissent en rouge. Pour la malignité, l’échographie en mode B présente un taux de spécificité de 78,8 % et un taux de sensibilité de 76,9 %. Au vu des résultats, les analyses démontrent que « quantitativement et qualitativement, il n’y a pas d’association statistiquement significative entre la vitesse des ondes de cisaillement et la malignité ».

 

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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