Étude internationale

Les enfants exposés au scanner cérébral auraient plus de risques de développer un cancer

Les résultats de l’étude européenne EPI-CT menée sur plus de 600 000 patients identifient une relation linéaire « significative » entre les doses reçues lors d’examens de scanner cérébral avant l’âge de 22 ans et le risque de développer un cancer du cerveau plus tard. Le surrisque observé reste toutefois « très faible », selon l’IRSN.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 06/01/23 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:11 Lecture 3 min.

Ces découvertes appuient néanmoins l’importance de l’application des règles de la radioprotection, commentent les auteurs de l’article (photo d'illustration). © Carla Ferrand

Passer des examens de scanner cérébral avant l’âge de 22 ans augmente le risque de développer un cancer du cerveau en proportion de la dose reçue, selon une étude à laquelle a participé l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Un projet européen

L’étude EPI-CT, pour Epidemiological study to quantify risks for paediatric computerized tomography and to optimize doses) est un projet international de recherche en épidémiologie, qui vise à évaluer le risque d’effets à long terme pour les enfants et les adolescents exposés aux rayonnements ionisants lors d’examens scanners, décrit le site internet de l’IRSN. Alors que l’utilisation du scanner se développe, stimulée par les bénéfices médicaux de cette modalité, il était nécessaire d’analyser les effets des rayonnements ionisants que reçoivent les patients, souligne l’institut : « Plusieurs études récentes semblent mettre en évidence une augmentation du risque de cancers du système nerveux central et de leucémies, éc

Il vous reste 81% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Hauptmann M., Byrnes G., Cardis E. et coll., « Brain cancer after radiation exposure from CT examinations of children and young adults: results from the EPI-CT cohort study », The Lancet Oncology, décembre 2022, vol. 24, n° 1, p. 45-53. DOI : 10.1016/S1470-2045(22)00655-6.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

07 Août

16:00

Pour la détection du cancer du sein, les performances diagnostiques des protocoles d'IRM abrégée par rapport à l'IRM standard varient selon le protocole et le contexte clinique. La technique FAST conserve une sensibilité élevée, tandis que la combinaison FAST + ultrafast + T2W offre une spécificité supérieure dans un contexte diagnostique (étude).

14:30

72 % des patientes préfèreraient l'angiomammographie à l'IRM mammaire lorsque les performances diagnostiques sont comparables. Cette préférence est liée à une sensation de claustrophobie moindre, à une durée d'examen plus courte et à un niveau d'anxiété plus faible (étude).

7:10

La Société nord-américaine de radiologie (RSNA) annonce le lancement de son challenge IA pour l'imagerie du genou. Les modèles développés seront évalués sur leur capacité à détecter et à classer avec précision les anomalies du genou visibles à l'IRM. Les gagnants seront annoncés au prochain congrès de la RSNA qui se tiendra du 29 novembre au 3 décembre.
06 Août

16:00

L'arrêté du 4 août 2026 fixant le nombre d'étudiants de troisième cycle des études de médecine susceptibles d'être affectés, par spécialité et par subdivision territoriale au titre de l'année universitaire 2026-2027 a été publié au Journal Officiel. Pour la radiologie, le nombre d'internes est fixé à 266, et pour la médecine nucléaire à 44.

13:44

Des grands modèles de langage (LLM) seraient capables de générer, à partir des notes cliniques, des indications pertinentes en radiologie qui seraient plus complètes et plus factuelles que les indications émises par des cliniciens (étude).
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR