Cybersécurité

L’intelligence artificielle, alliée et ennemie de la cybersécurité

L’imagerie médicale est une spécialité particulièrement vulnérable aux cyberattaques. Dans ce domaine, l’intelligence artificielle peut se révéler malveillante en permettant à des logiciels nuisibles d'intégrer les systèmes informatiques en toute discrétion, voire en manipulant des images médicales. Une session du RSNA 2022 a alerté sur le développement de ces menaces.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 30/11/22 à 16:00, mise à jour hier à 15:09 Lecture 4 min.

Depuis 2009, aux Etats-Unis 94 % des hôpitaux ont déjà été victimes de brèches dans leur système informatique et 314 millions de dossiers médicaux ont été perdus ou exposés, indique Benoît Desjardins. © C. F.

Le 28 novembre, la cybersécurité était la thématique phare d’une session du RSNA 2022. Au vu des cas de cyberattaques qui ont frappé plusieurs centres hospitaliers ces derniers mois, notamment en France, le sujet tend à devenir une préoccupation majeure pour les établissements de santé. Les services de radiologie sont particulièrement vulnérables aux cyberattaques du fait des données qu’ils renferment et des outils qu’ils emploient.

Un danger permanent et exponentiel

Les cyberattaques dans le domaine de la santé sont un phénomène « exponentiel » depuis une dizaine d’années, affirme Benoît Desjardins, professeur de radiologie à l’hôpital universitaire de Pennsylvanie, à Philadelphie. « Depuis 2009, 94 % des hôpitaux aux États-Unis ont déjà été victimes de brèches dans leur système informatique et 314 millions de dossiers médicaux ont été perdus ou exposés, indique-t-il. En sécurité informatique, il y a un véritable déséquilibre, car la défense informatique doit bloquer 100 % des attaques,

Il vous reste 82% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

26 Juin

17:07

Le dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique à faible dose est associé à une morbidité liée à l’examen très faible, indique un article du JACR. Certains facteurs sociodémographiques, notamment le statut marital, l’emploi et la couverture d’assurance, ainsi que l’appartenance à des populations défavorisées, peuvent augmenter la charge du dépistage et diminuer l'adhésion pour les populations cibles (étude).

12:59

Dans une étude évaluant des examens de scanner et TEP-TDM, trois logiciels d’IA commerciaux ont montré des performances comparables pour la détection des nodules pulmonaires cliniquement pertinents, malgré des différences importantes dans le nombre total de détections et de faux positifs.

7:44

Les réactions croisées d'hypersensibilité entre les produits de contraste iodés non ioniques dépendent principalement de la structure de leurs chaînes latérales, avec un risque particulièrement élevé au sein du groupe comprenant l’iohexol, l’iomeprol, l’ioversol et l’iodixanol, selon une étude présentée dans EJR. « Choisir une alternative issue d’un autre groupe structurel semble être une stratégie efficace pour atténuer la récidive dans des scénarios à haut risque », estiment les auteurs.
25 Juin

16:10

Chez des hommes à haut risque de cancer de la prostate mais dont l'IRM est non suspecte ou équivoque, le PET-CT au [68Ga]Ga-PSMA-11 a permis de détecter les cancers cliniquement significatifs avec une efficacité comparable à celle de la biopsie systématique, indique une étude publiée dans The Lancet Oncology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR