Revue d'études

L’IRM à bas champ entre nouveaux espoirs et défis persistants

Alors que l'IRM à bas champ fait l'objet d'un intérêt académique et industriel renouvelé par l'amélioration de sa qualité image, sa grande accessibilité et la baisse de ses coûts de production, quelles sont ses applications prometteuses, ainsi que les challenges qu'il lui reste à relever ? Une revue parue en septembre dans Journal of Magnetic Resonance Imaging apporte un début de réponse.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 23/12/22 à 8:00, mise à jour aujourd'hui à 15:09 Lecture 2 min.

En imagerie musculosquelettique, l'utilisation de séquences de type Dixon supprime la graisse en IRM à bas champ 0,25 T (en haut), ce qui permet d'atteindre une performance diagnostique comparable à une IRM à moyen champ 1,5 T (en bas). Journal of magnetic resonance imaging | TC Arnold et al. | CC BY 4.0

Supplantées par les IRM à moyen et haut champs (≥ 1,5 T) depuis le milieu des années 1980, les IRM à bas champ (< 1,5 T) connaissent un récent regain d'intérêt aussi bien académique qu'industriel. Plusieurs causes expliquent cette ruée vers le bas champ : les faibles coûts de production de ces IRM, leur meilleure qualité d'image grâce aux progrès technologiques, et enfin leur grande accessibilité. Publiée le 19 septembre dans Journal of Magnetic Resonance Imaging, une revue dresse un état des lieux complet et à jour des utilisations pertinentes et des défis de l'IRM à bas champ [1].

De nombreux points positifs...

Les auteurs américains commencent par résumer les avantages de l'IRM à bas champ : peu coûteuse à construire comme à installer, elle améliore l'accessibilité à l'IRM dans les régions ne pouvant pas se permettre l'achat ou l'installation d'une machine à haut champ, lourde, encombrante et chère. L'utilisation d'un aimant permanent permet d'envisager la portabilité de certains syst

Il vous reste 66% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

François Mallordy

Journaliste rédacteur spécialisé

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Arnold T. C., Freeman C. W., Litt B. et coll., « Low-field MRI: clinical promise and challenges », JMRI, janvier 2023, vol. 57, n° 1, p. 25-44. DOI : 10.1002/jmri.28408.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

04 Sep

13:30

Dans une étude publiée dans Radiology, le scanner à comptage photoniques (PCCT) a démontré des performances similaires à celles de l’IRM pour la caractérisation des lésions et la détection de lésions supplémentaires du sein, avec de meilleures performances pour l’évaluation des métastases ganglionnaires.

9:40

L'IA est capable de localiser le cœur et de produire automatiquement des images dynamiques de cet organe sur des examens d'IRM du fœtus, conclut une étude parue dans EJR. Ces performances répondent à un obstacle clé à l’adoption clinique de cette modalité.
03 Sep

17:30

L’IA permettrait d’automatiser la localisation du cœur fœtal sur les IRM et la reconstruction des images cardiaques dynamiques. Selon une étude, les images obtenues sont de qualité comparable à celles produites manuellement.

11:29

Des chercheurs auraient développé et validé un modèle radiomique basé sur le coefficient de diffusion apparent (ADC) pour détecter le cancer de la prostate cliniquement significatif (csPCa) chez les patients présentant des lésions PI-RADS 3. Le modèle aurait démontré son efficacité dans la cohorte d’entraînement et des performances modérées lors de la validation externe.

7:28

Une étude démontre qu’un système d’entraînement adaptatif personnalisé basé sur l’IA améliore significativement les performances des lecteurs de mammographie. Tous les participants ont atteint le seuil de performance prédéfini après deux à cinq séances de formation, chacune comprenant entre 35 et 66 cas obtenus sur 1 à 8 mois.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR