Congrès SIMS 2021

L’IRM prédit-elle bien la reprise d’activité des sportifs ?

Une session du congrès de la SIMS s'est intéressée au rôle de l'IRM dans la prédiction du retour au jeu des sportifs de haut niveau. Malgré les nombreuses classifications, la corrélation entre le grade lésionnel et la reprise reste un sujet épineux.

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Le 24/06/21 à 7:00, mise à jour hier à 14:13 Lecture 5 min.

La reprise d'activité n’est pas la même chose chez un footballeur, une danseuse de ballet ou un sprinteur, souligne Henri Guerini : « Les délais professés par les classifications ne sont donc pas applicables à chacun des sports. » capture d'écran congrès SIMS 2021

Les 18 et 19 juin, la société d’imagerie musculosquelettique (SIMS) organisait ses 47es journées thématiques sur le thème « Muscles et fascias ». Lors de la séance dédiée aux muscles et fascias traumatiques, Henri Guerini, radiologue au centre d’imagerie Léonard-de-Vinci et à l’hôpital Cochin, à Paris, s’est interrogé sur la capacité de l’IRM musculaire à prédire la reprise du jeu chez les sportifs de haut niveau.

Des classifications non corrélées à la reprise du jeu

« Il existe presque 30 classifications basées sur l’IRM publiées depuis 1990. La plupart ne sont pas corrélées à la reprise du jeu, constate-t-il. Elles concernent de multiples localisations avec des critères totalement différents en fonction de chaque groupe musculaire. » L’intervenant cite notamment la classification établie par Philippe Peetrons pour l’échographie des lésions musculaires, ensuite modifiée pour l’IRM. Elle comprend 4 grades :

grade 0 = pas d’anomalie ;

grade 1 = œdème sans atteinte architecturale des fibres 

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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Bibliographie

  1. Ekstrand J., Healy J. C., Waldén M. et coll., « Hamstring muscle injuries in professional football: the correlation of MRI findings with return to play », British Journal of Sports Medicine, février 2012, vol. 46, n° 2, p. 112-117. DOI : 10.1136/bjsports-2011-090155.
  2. Askling C. M., Tengvar M., Saartok T. et coll., « Acute first-time hamstring strains during slow-speed stretching: clinical, magnetic resonance imaging, and recovery characteristics », The American Journal of Sports Medicine, octobre 2007, vol. 35, n° 10. DOI : 10.1177%2F0363546507303563.
  3. Wangensteen A., Tol J. L., Roemer F. W. et coll., « Intra- and interrater relieability of three different MRI grading and classification systems after acute hamstrings injuries », European Journal of Radiology, avril 2017, vol. 89, p. 182-190. DOI : 10.1016/j.ejrad.2017.02.010.
  4. Reurink G., Whiteley R., Tol J. L., « Hamstring injuries and predicting return to play : « bye-bye MRI ? », British Journal of Sports Medicine, 2015, vol. 49, n° 18, p. 1162-1163. DOI : 10.1136/bjsports-2015-094771.
  5. Moen M. J., Reurink G., Weir A. et coll., « Predicting return to play after hamstring injuries », British Journal of Sports Medicine, 2014, vol. 48, n° 18. DOI : 10.1136/bjsports-2014-093860.

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