Intelligence artificielle

Quand l’apprentissage machine accélère l’acquisition en IRM

Le machine learning pourrait permettre de réduire la durée des acquisitions en IRM de façon plus efficace que les technologies d’imagerie parallèle et de compressed sensing, à condition de bien définir ses limites.

icon réservé aux abonnésArticle réservé aux abonnés
Le 26/04/22 à 16:00, mise à jour hier à 14:09 Lecture 5 min.

Comparé à l’imagerie parallèle combinée au compressed sensing, « l’apprentissage machine fait un bon travail pour retirer les artefacts tout en préservant les caractéristiques de l’image », se félicite Florian Knoll. capture d'écran RSNA 2021

Lors d’une session du RSNA 2021 consacrée aux innovations en IRM, Florian Knoll, chef du service d’intelligence artificielle en imagerie de l’université Friedrich-Alexander Erlangen-Nürnberg, en Allemagne, a dressé un état des lieux des enjeux et du potentiel de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage machine dans le domaine de l’accélération des acquisitions. « La durée d’examen pose des problèmes de confort et de coopération des patients et fait de l’IRM une modalité coûteuse, a-t-il rappelé en préambule. Nous sommes confrontés à des artefacts de mouvement et, par exemple quand nous réalisons des images dynamiques en imagerie cardiaque, il n’est pas toujours possible de faire durer l’examen. »

Plus vite sans artefacts

Une façon simple d’accélérer l’acquisition est de réduire le nombre de lignes de données dans l’espace K, grâce aux technologies d’imagerie parallèle et de compressed sensing. Problème : cette approche produit des artefacts sur les images reconstruites. Dans une

Il vous reste 86% de l’article à lire

Docteur Imago réserve cet article à ses abonnés

S'abonner à l'édition
  • Tous les contenus « abonnés » en illimité
  • Le journal numérique en avant-première
  • Newsletters exclusives, club abonnés

Abonnez-vous !

Docteur Imago en illimité sur desktop, tablette, smartphone, une offre 100% numérique

Offre mensuelle 100 % numérique

23 €

par mois

S’abonner à Docteur Imago

Auteurs

Jérome Hoff

Rédacteur en chef adjoint BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Bibliographie

  1. Hammernik K., Klatzer T., Kobler E. et coll., « Learning a variational network for reconstruction of accelerated MRI data », Magnetic Resonance in Medicine, juin 2018, vol. 79, n° 6, p. 3055-3071. DOI : https://doi.org/10.1002/mrm.26977
  2. Knoll F., Murrell T., Sriram A. et coll., « Advancing machine learning for MR image reconstruction with an open competition: overview of the 2019 fastMRI challenge », Magnetic Resonance in Medicine, décembre 2020, vol. 84, n° 6, p. 3054-3070. DOI : https://doi.org/10.1002/mrm.28338.

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Sur le même thème

Le fil Docteur Imago

09 Jan

16:11

Une étude publiée dans BMC Urology a évalué la capacité de plusieurs grands modèles de langage à classer des comptes rendus d’IRM de la prostate selon le système PI-RADS v2.1. Le modèle GPT-o1 montre la meilleure concordance avec les radiologues, mais tous les modèles présentent des limites pour les lésions PI-RADS 3.

13:08

Chez les patients atteints d'occlusion aiguë des grands vaisseaux (LVO) de l’ACM et de sténose de l’artère intracrânienne sous-jacente traitée par stent de secours, l’administration préalable d’une thrombolyse intraveineuse n’est pas associée à une augmentation du risque d’hémorragie intracrânienne symptomatique ni de la mortalité à 90 jours (étude).

7:30

Un modèle de classification ternaire radiologique a obtenu des performances diagnostiques « excellentes » pour différencier les lésions pulmonaires sur des images de scanner, selon des résultats publiés dans Radiology.
08 Jan

15:17

Des chercheurs ont introduit un nouveau marqueur tumoral IRM appelé « signe sombre-clair-obscur » et suggèrent qu’il peut aider à prédire la métastase des ganglions lymphatiques chez les patients atteints d’un cancer rectal, selon une étude publiée dans Radiology.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR