Mammographie

« Un sein cancéreux pourrait avoir une plus grande proportion de tissus désorganisés qu’un sein normal »

Professeur en ingénierie biomédicale à l’université du Maine (États-Unis), le chercheur canadien André Khalil travaille au développement d’une nouvelle méthode de prédiction de cancer du sein basée sur l’analyse des tissus désorganisés.

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Le 21/02/20 à 16:00, mise à jour hier à 15:14 Lecture 3 min.

« Nous devons déterminer à quel point l’identification de ces zones de tissus désorganisés sont prédictives d’un cancer invasif », indique André Khalil. © University of Maine/CompuMAINE

Docteur imago / Qu’appelle-t-on les tissus désorganisés du sein ?

André Khalil / Nous utilisons des méthodes venant de la physique et des mathématiques, qui nous permettent d’analyser des signaux et des images aux structures très complexes, en particulier des structures invariantes d’échelle. Parmi les nombreuses métriques disponibles, nous employons l’exposant de Hurst (H), qui nous offre une mesure de la rugosité de l’image. Lorsque cet exposant de Hurst dépasse ½, la physique sous-jacente est associée à des corrélations à longue portée. Un H plus petit que ½ est associé à une anti-corrélation. Mais dans les deux cas, nous avons donc une signature d’une organisation, soit positive (H > ½), soit négative (H < ½), à grande échelle. En revanche, lorsque cet exposant de Hurst est égal à ½, la physique sous-jacente est associée à l’aléatoire et à l’absence de corrélation. Ce sont ces régions de tissus des mammographies qui ont un H d’environ ½ que nous appelons des tissus désorganisés (dis

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Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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Bibliographie

  1. Marin Z., Batchelder K. A., Toner B. C. et coll., « Mammographic evidence of microenvironment changes in tumorous breasts », Medical Physics, 23 janvier 2017, vol. 44, n° 4. DOI : 10.1002/mp.12120.

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