Journée thématique

Une place privilégiée accordée à l’imagerie médicolégale

L’imagerie médicolégale bénéficiera cette année d’une journée dédiée. Le samedi 14 octobre 2017, cinq séances pédagogiques seront consacrées à cette discipline, ainsi que deux sessions le dimanche 15 octobre 2017. Le programme abordera notamment la maltraitance, la virtopsie et la place de l'imagerie dans les grands procès de l'histoire.

Le 13/10/17 à 11:00, mise à jour hier à 15:20 Lecture 2 min.

Lors de la conférence de presse des JFR, le radiologue marseillais Guillaume Gorincour a présenté le programme d'imagerie médicolégale post-mortem. © C. F.

Pour leur 65e édition, les JFR mettront l’imagerie médicolégale à l’honneur. En effet, durant le congrès la première journée francophone d’imagerie médico-légale se déroulera le samedi 14 octobre pour aborder les différents thèmes englobés par cette discipline, organisée conjointement par la Société française de médecine légale (SFML) et la SFR-GRAVIT (Groupe de recherche en autopsie virtuelle et imagerie thanatologique).

L’imagerie pour dévoiler la maltraitance infantile

Pour le diagnostic de la maltraitance infantile, la radiologie a su faire ses preuves. La première session matinale du samedi permettra notamment de repérer la maltraitance chez le nourrisson et évoquera le rôle du radiologue face à la justice. Ce thème est d’autant plus d’actualité que la HAS a récemment actualisé ses recommandations sur le diagnostic du syndrome de bébé secoué, « qui constitue l’une des maltraitances infantiles les plus graves », d’après l’institution.

La HAS actualise ses recommandations

Pour aider les professionnels de santé dans la prévention, le diagnostic et la conduite à tenir face à la maltraitance, la HAS a mis à jour sa fiche mémo en juillet dernier: « La difficulté et la complexité des situations, ainsi que le fort sentiment d’isolement du professionnel, expliquent la nécessité de mettre à la disposition des professionnels des informations claires et précises pour les aider dans le repérage des violences chez l’enfant et la conduite à tenir pour protéger l’enfant », indique-t-elle.

Volet judiciaire, responsabilité médicale et imagerie post-mortem

Dans le contexte judiciaire, l’imagerie médico-légale fera ensuite l’objet d’une session à 10h30 qui retracera son rôle dans les grands procès de l’histoire. La séance sera également l’occasion d’entrevoir les perspectives d’avenir en imagerie médico-légale du vivant et post-mortem.

L’après-midi sera consacré à l’imagerie des traumatismes du rachis cervical et de la charnière cranio-cervicale. Durant cette session, un assureur viendra parler de la responsabilité médicale et hospitalière relative à la prise en charge des traumatismes cervicaux. Puis la deuxième session de l’après-midi fera le point sur l’estimation radiologique de l’âge osseux et dentaire des vivants. Enfin, la dernière session du samedi 14 octobre sera consacrée à la balistique, notamment pour étudier l’apport du scanner post-mortem dans les décès par projectile balistique unique intracrânien.

La médecine légale au-delà des frontières

Pour développer le sujet de l’imagerie médico-légale durant le congrès, deux séances du dimanche 15 octobre permettront d’envisager ce thème sous l’angle international. Tout d’abord, une séance pédagogique à 10h30 sur la médecine légale en France, en Suisse et en Algérie, et une autre à 16 heures sur l’intérêt de l’IRM post-mortem dans la réalisation de virtopsie.

Auteurs

Carla Ferrand

Journaliste cheffe de rubrique

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