Projet européen pour le cancer du sein

Une SOLUSion européenne pour mieux diagnostiquer le cancer du sein

Le projet SOLUS a pour objectif de développer un appareil permettant de mieux diagnostiquer et différencier les lésions mammaires. Pour ce faire, il mobilisera à la fois l’élastographie, l’échographie et la tomographie optique.

Le 02/05/17 à 11:00, mise à jour aujourd'hui à 15:18 Lecture 1 min.

Le projet SOLUS pour mieux détecter les tumeurs du sein. © BOM PRESSE

L’Europe s’unit contre le cancer du sein. Financé par l’Union européenne, le projet SOLUS, comme Smart Optical and Ultrasound Diagnostic of Breast Cancer, entend développer un dispositif de tomographie multimodale pour améliorer le diagnostic de cette maladie. Lancé fin 2016, il doit aboutir en 2020.

L’échographie et la tomographie optique

L’appareil combinera les avantages de l’échographie et de la tomographie optique. Objectif : classer de manière non-invasive les lésions mammaires détectées par mammographie de dépistage. Cela permettrait d’améliorer la capacité à les différencier en lésions bénignes ou malignes, sans avoir recours à la biopsie.

Un dispositif multifonctions

Des concepts photonique et électronique seront exploités pour développer de nouveaux composants. Parmi eux, un appareil de tomographie optique, le Smart Optode. Il est également prévu une classification multiparamétrique mondiale du sein. Les lésions mammaires seront évaluées simultanément avec l’imagerie par ultrasons, l’élastographie et la tomographie optique. La première fournira des informations anatomiques. L’élastographie estimera la rigidité du tissu. Quant à la tomographie optique, elle évaluera la composition des tissus. Elle mesurera la teneur en eau, lipides et collagène, ainsi que les paramètres fonctionnels du sang tels que le volume sanguin et les niveaux d’oxygénation. La quantité de diffusion de la lumière dans les tissus fournira des informations sur la structure microscopique.

Un consortium multidisciplinaire

SOLUS est coordonné par le Politecnico di Milano, l’école polytechnique de Milan. Il s’appuie sur un consortium pluridisciplinaire réunissant des ingénieurs, des physiciens et des radiologues de 9 partenaires de l’industrie, du milieu universitaire et du domaine clinique. La France coopère à ce projet avec la participation du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA-LETI), de Supersonic Imagine et Vermon.

Auteurs

Virginie Facquet

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