Productivité

L’IRM 3 T qui veut optimiser les images et le flux de patients

Le nouveau modèle Magnetom Vida® présenté par Siemens Healthineers joue sur les deux tableaux pour proposer une machine haut de gamme, avec une productivité maximisée.

Le 09/03/17 à 17:00, mise à jour hier à 15:17 Lecture 2 min.

Côté patient, la table d’examen comprend un capteur permettant de mesurer son rythme respiratoire, ainsi que des branchements pour un capteur de fréquence cardiaque et un ECG, automatiquement reconnu par la machine. © Benjamin Bassereau

Voyage de presse avec conférence à l’hôpital universitaire de Tübingen (Allemagne), démonstration avec un volontaire sain, visite de l’usine de fabrication au siège à Erlangen (Allemagne) et visite de son stand du Congrès européen de radiologie à Vienne (Autriche)… Siemens Healthineers s’est donné les moyens pour faire connaître sa nouvelle IRM, qui répond au nom de « Magnetom Vida® ». La machine de 3 T propose un système de gradients 60/200 XT dans un tunnel de 70 cm, avec un champ de vue de 50x55x50 cm.

Moins dépendant du patient

L’évolution de cette IRM fait penser à ce qui a pu se passer pour la radiologie conventionnelle et le scanner dans les précédentes décennies : la nouvelle machine du constructeur allemand propose un mode d’utilisation qui devient moins dépendant du patient et de l’opérateur. Côté patient, la table d’examen comprend un capteur permettant de mesurer son rythme respiratoire, ainsi que des branchements pour un capteur de fréquence cardiaque et un ECG, automatiquement reconnu par la machine, de même que les antennes. Deux écrans tactiles permettent au manipulateur de positionner le patient de manière automatique. Selon Siemens, cette technologie appelée « BioMatrix » permettrait d’accélérer la durée d’examen jusqu’à 30 % par rapport aux générations précédentes.

Passer outre les mouvements respiratoires

Mike Notohamiprodjo, professeur de radiologie à l’hôpital universitaire de Tübigen, où le premier modèle a été installé, a décrit les bénéfices en qualité d’image et en temps pour les examens, notamment ceux qui incluent l’abdomen. Plusieurs techniques innovantes permettent de passer outre les mouvements respiratoires. D’un côté, la synchronisation avec la respiration permet de réduire considérablement le flou cinétique. De l’autre, il est possible de réaliser une acquisition dite « compressed Sensing Grasp-Vibe » suivie d’une reconstruction itérative. Même chose côté cœur : une séquence appelée « compressed Sensing Cardiac Cine » permet d’examiner l’organe en se passant de l’apnée. Un gain de temps est opéré au niveau du post-traitement des images, selon le radiologue. Pour un examen hépatique, il passerait de 20 à 4 minutes.

Simplifié côté manipulateur radio

À Erlangen, au siège du pôle santé de l’entreprise allemande, une manipulatrice radio a présenté son travail sur un examen réel de la colonne cervicale, réalisé sur un cobaye. Mise en place de l’antenne, positionnement du patient, choix des séquences, positionnement du champ de vue : toutes les manipulations sont simplifiées par l’équipement et réalisables en quelques clics. En outre, la console bénéficie de deux écrans : un pour l’acquisition, l’autre pour le post-traitement. « Cela peut faire évoluer l’expertise du manipulateur radio », commente sur le congrès européen de radiologie Serge Ripart, responsable IRM en France. Deux orientations sont possibles pour cette nouvelle IRM : la clinique et la recherche. Le budget dépasse les 2 millions d’euros.

© Benjamin Bassereau

Deux écrans sont disponibles : l'un pour l'acquisition, l'autre pour le posttraitement © Benjamin Bassereau

Auteurs

Avatar photo

Benjamin Bassereau

Directeur de la rédaction BOM Presse Clichy

Voir la fiche de l’auteur

Discussion

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Le fil Docteur Imago

07 Avr

16:34

14:32

Dans un communiqué diffusé le 26 mars, la Fédération nationale des médecins radiologues souligne le rôle central de l'imagerie dans le diagnostic de l'endométriose. L'échographie pelvienne est l'examen de première intention, suivie, quand elle est non concluante, de l'IRM pelvienne, rappelle le syndicat.

7:27

Le groupe Vidi annonce la signature d'un partenariat national avec la Fédération Addiction, réseau d'associations et de professionnels de l'addictologie. Il prévoit de faciliter l'orientation vers les structures d'imagerie et les dispositifs spécialisés en addictologie, notamment dans le cadre du dépistage du cancer du poumon, ainsi que des actions conjointes de sensibilisation et de prévention.
03 Avr

16:34

L’Association européenne de médecine nucléaire (EANM) et la Société de médecine nucléaire et d’imagerie moléculaire (SNMMI) ont publié des recommandations conjointes sur l’utilisation de l’imagerie cérébrale TEP tau chez les patients suspectés de maladie d’Alzheimer.

13:30

Une étude publiée dans AJR souligne que les radiologues et l’IA ont atteint une sensibilité sous-optimale pour la détection des anomalies pulmonaires interstitielles (ILA) en radiographie, bien que de haute spécificité. Les résultats ne soutiennent donc pas le dépistage radiographique de l’ILA, qu’il s’agisse d’une interprétation radiologue ou d’une IA.
Docteur Imago

GRATUIT
VOIR